Cet article date de plus de six ans.

Paris demande la levée de l'immunité du fils d'un diplomate, soupçonné d'attouchements

Interpellé fin mai, l'adolescent a bénéficié de l'immunité diplomatique de son père, haut responsable à l'ambassade du Congo.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ministère des Affaires étrangères a demandé la levée de l'immunité du fils d'un diplomate soupçonné d'attouchements sexuels, jeudi 5 juin 2014. ( HEMIS.FR / AFP )

Les autorités françaises ont "demandé officiellement aux autorités congolaises de lever les immunités de cette personne, afin que la justice puisse être rendue sur ces faits graves", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, jeudi 5 juin.

Le ministère des Affaires étrangères a ainsi réagi à la libération au bout de 24 heures d'un adolescent de 15 ans interpellé fin mai pour exhibitionnisme et attouchements sexuels sur deux jeunes filles, dans les Yvelines. Il a été relâché en raison de l'immunité diplomatique de son père, haut responsable à l'ambassade de République démocratique du Congo en France.

Actes de procédure détruits

Apprenant l'interpellation de son fils, le père s'est rendu au commissariat dans la nuit pour faire valoir son immunité diplomatique. "Nous nous sommes renseignés auprès du ministère des Affaires étrangères qui nous a confirmé que le fils était bien protégé par l'immunité du père", raconte la source.

Décrit comme "déstructuré" et souffrant "de gros problèmes psychiatriques" par cette source, l'adolescent a été relâché et les actes de procédure, notamment les prélèvements ADN effectués, ont été détruits. Il devrait être renvoyé dans les prochains jours dans son pays.

"S'il m'avait violé, ça se serait passé de la même façon"

"Tout s'arrête, il n'y a pas de suites, la justice ne fera rien. Et s'il m'avait violé, ça se serait passé de la même façon, a déploré sur RMC Hélène, 18 ans, l'une des victimes, avant la demande du Quai d'Orsay. Finalement, notre statut de victime n'est pas reconnu par l'Etat."

Depuis sa remise en liberté, le jeune "aurait récidivé", d'après la source policière. Il aurait forcé une jeune femme à l'embrasser et exhibé son sexe devant une autre. Ces deux dernières n'ont pas à ce jour déposé plainte.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.