Sauveteurs en mer : la difficile quête de financements

Le drame qui a coûté la vie à trois sauveteurs des Sables-d'Olonne, vendredi 7 juin, rappelle le dévouement des 8 000 hommes et femmes de la SNSM. Ils sont tous bénévoles, mais ont besoin d'argent pour assurer leurs missions.

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Dans le port de La Grande-Motte (Hérault), c'est avec un bateau vieillissant que s'organisent les secours. Le capitaine a déjà listé les travaux : il faut changer le radar, la liaison radio, mais aussi le système de cartographie. "C'est 180 000 euros minimum", prévient Patrick Toustou, délégué SNSM Gard-Hérault.

Des millions d'euros de déficit

À La Rochelle (Charente-Maritime), la SNSM a dû trouver 400 000 euros pour rénover une vedette. Et pour cela, pas d'autres solutions qu'un appel aux dons. "C'est une lutte incessante pour le financement. On essaye de sensibiliser les gens pour qu'ils soient solidaires. (...) C'est vraiment pour optimiser le sauvetage qu'on a besoin d'argent", explique Jean-Michel Toupin, président de la SNSM La Rochelle. L'association prévoit un déficit de 4 millions d'euros par an dans les années à venir. Elle qui vient en aide à 7 000 personnes annuellement.

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Un bateau de la SNSM, au large de Calais, le 25 janvier 2019
Un bateau de la SNSM, au large de Calais, le 25 janvier 2019 (PHILIPPE HUGUEN / AFP)