Bagarre à Orly : les rappeurs Booba et Kaaris remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès

Ils ont l'interdiction de quitter le territoire et d'entrer en contact avec les autres protagonistes du dossier. Ils seront jugés le 6 septembre.

Le rappeur Kaaris au tribunal de Créteil (Val-de-Marne), le 3 août 2018.
Le rappeur Kaaris au tribunal de Créteil (Val-de-Marne), le 3 août 2018. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La Cour d'appel de Paris a décidé, jeudi 23 août, de remettre en liberté Booba et Kaaris en attendant leur procès. Les deux rappeurs et les huit autres prévenus du dossier ont été placés sous contrôle judiciaire, avec notamment l'interdiction de quitter le territoire et l'interdiction d'entrer en contact avec les autres protagonistes du dossier, précise sur BFM TV Yassine Yakouti, l'avocat de Kaaris. Ils doivent également remettre chacun une caution de 30 000 euros.

Les deux frères ennemis du rap français avaient été placés en détention provisoire après leur bagarre à Orly, le 1er août. Ils doivent être jugés le 6 septembre pour "violences aggravées" et "vols en réunion avec destruction". Selon la loi, ces faits sont passibles d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison. 

Des "pères de famille" à la situation stable

Lors de l'audience devant la Cour d'appel, la défense des deux artistes a soutenu que ces "quarantenaires", "pères de famille" à la situation stable, n'avaient rien à faire en prison. Certes, la bagarre générale aux airs de "cour de récré", dans une salle d'embarquement de l'aéroport d'Orly, devant des passagers médusés, était "déplorable", avait reconnu l'avocat de Booba, Yann Le Bras. Mais, selon l'avocat de Kaaris, Yassine Yakouti, "il faut redonner à ce dossier sa juste proportion", et "oublier les personnalités" des deux prévenus.