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Portrait de Clément Méric, jeune homme très engagé

Mortellement blessé par des militants d'extrême droite dans la journée de mercredi, Clément Méric est mort cet après-midi. Etudiant antifasciste, ce brestois de 18 ans avait le parcours classique d'un militant de l'extrême gauche universitaire.
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Militant, Clément Méric l'est devenu à son entrée en seconde. Fils de professeurs de la faculté de droit de Brest, il avait débuté son engagement contre la réforme des lycées de Nicolas Sarkozy en 2010.

Végétalien, anti-spéciste (qui s'oppose à l'exploitation des animaux), il se rapproche progressivement du milieu solidaire et il milite en faveur des sans-papiers. Un peu rebelle mais très bon élève, il finit par s'engager aux côtés de la CNT (Confédération Nationale du Travail), le syndicat le plus à gauche de l'échiquier.

A 18 ans, son bac S en poche, il part à Science Po Paris et s'installe dans le IXème arrondissement. Antifasciste, anticapitaliste, antihomophobe, Clément Méric est de toutes les luttes. Il s'engage pour Solidaires mais se garde de s'inscrire dans un parti politique.

De l'engagement à l'antifascime

Pour l'Action Antifasciste Paris Banlieue (AAPB), il devient homme à tout faire. Du terrain, du renseignement, de "l'agitprop" (pour agitation et propagande), il participait aux actions contre les "fascistes", les skins, l'extrême droite en général. Il était connu des services de police parce qu'il appartenait à un groupe de militants d'extrême gauche qui recherchait la confrontation avec un groupe des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

Ses camarades de l'AAPB lui ont d'ailleurs rendu hommage dans un café du XXe arrondissement de Paris ce jeudi.

 

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