Manifestations contre les violences policières : agressé, le maire de Grabels va porter plainte

René Revol, maire LFI de Grabels (Hérault), a été pris à partie par deux individus en marge de la manifestation contre les violences policières, samedi.
Article rédigé par franceinfo ­ - Avec France Bleu Hérault
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Temps de lecture : 1 min
Le maire de Grabels, René Revol (PASCAL GUYOT / AFP)

René Revol, le maire LFI de Grabels, près de Montpellier (Hérault), va porter plainte après avoir été agressé alors qu'il quittait la manifestation contre les violences policières samedi 23 septembre à Montpellier vers 15 heures, indique France Bleu Hérault.

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René Revol parle d'agression "mineure et majeure à la fois". Deux individus l'ont pris à partie et l'ont bloqué contre un mur avec les deux bras, explique-t-il. Ses agresseurs lui ont dit : "T'inquiète on sait ce qu'on fait, on sait qui tu es, tu es un ami des Arabes, tu perds rien pour attendre'". Les deux hommes, sont ensuite partis. Il n'y a pas eu de coups et le maire n'est pas blessé.

Des menaces avait déjà été envoyées à René Revol, cet été, notamment des menaces de mort. Mais "c'est la première fois", dit-il, qu'on cherche à l'intimider et "la première fois qu'on le touche" depuis qu'il est maire. Selon lui, cela vient de l'extrême droite qui lui "reproche de défendre un accueil humain et digne des réfugiés. On a le droit de ne pas être d'accord avec ça, mais qu'on en débatte en public et sans violence. Sinon, il n'y a plus de démocratie".

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