Saint-Etienne : les capteurs sonores font débat

Pour lutter contre la délinquance, la ville de Saint-Etienne (Loire) a déployé des capteurs sonores. Des micros capables d'identifier des bruits suspects et d'en informer la police municipale. Une initiative qui ne fait pas l'unanimité.

France 3

Explosion, cris, coups de feu... Les vingt nouveaux capteurs sonores seront capables de détecter plusieurs bruits anormaux. Cependant, les concepteurs se défendent d'espionner : "Ça n'enregistre pas du tout, ça entend et ça alerte", explique Guillaume Verney-Carron de la société Serenicity.

Pas une nouveauté outre-Atlantique

Selon la municipalité, l'objectif est de permettre une intervention plus rapide des secours ou de la police. La zone de test est un quartier sensible de Saint-Etienne. Les riverains sont partagés : "A partir du moment où on met le doigt dans l'engrenage on ne sait pas jusqu'où ça peut aller. Ça peut empiéter sur la liberté d'autrui", estime un habitant.

Si c'est une première en France, ce n'est pas le cas aux États-Unis. Là-bas, la surveillance audio est couplée à la vidéo.

Selon la Ligue des droits de l'Homme, le maire de Saint-Etienne veut avoir l'emprise sur ses concitoyens. Un premier bilan sera fait au bout de six mois.

 

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Des policiers devant des écrans de contrôle de la préfecture de police de Paris, le 1er septembre 2017.
Des policiers devant des écrans de contrôle de la préfecture de police de Paris, le 1er septembre 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)