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Police de sécurité du quotidien : "On a payé très cher" la suppression de la police de proximité en 2002

Samuel Thomas, délégué général de la Fédération nationale des Maisons des potes, qui regroupe 300 association dans les quartiers populaires, salue la mise en place de la police de sécurité du quotidien.

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Radio France
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Une patrouille de la Police Nationale, à Nancy, le 8 septembre 2017. (MAXPPP)

La police de sécurité du quotidien était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le président de la République doit en dévoiler les contours mercredi 18 octobre, lors d'un discours à l'Élysée devant les cadres et représentants des policiers. Cette police de sécurité du quotidien devrait être expérimentée début 2018 dans une quinzaine de villes.

Samuel Thomas, délégué général de la Fédération nationale des Maisons des potes, qui regroupe 300 association dans les quartiers populaires, se dit "satisfait" de cette mesure. Selon lui, "on a payé très cher" la suppression de la police de proximité en 2002.

"Il n'y avait plus personne qui faisait le lien avec les populations"

"A l'époque, ils n'ont pas seulement démantelé la police de proximité, ils ont aussi démantelé les emplois aidés dans les services publics et les associations." La conséquence avait été de "déclencher des émeutes trois ans après", assure Samuel Thomas sur franceinfo. "Parce qu'il n'y avait plus personne qui faisait le lien avec les populations, qui apaisait les tensions et qui essayait de servir d'intermédiaire entre ceux qui étaient en révolte et les institutions", analyse-t-il. 

Le délégué général de la Fédération nationale des Maisons des potes reconnaît toutefois que la police de proximité avait des défauts : "Il n'y avait pas de policiers suffisamment formés et expérimentés. C'était ça, le fiasco. Quand on met un policier débutant, il a peur. Et quand il a peur, il ne peut pas faire correctement son travail."

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