Nantes : l'IGPN va mener une enquête après la mort d'un homme lors d'un contrôle de police

En duplex depuis Nantes (Loire-Atlantique), où ont eu lieu des émeutes à la suite de la mort d'un jeune homme lors d'un contrôle de police mardi 3 juillet, le journaliste Pacôme Le Mat revient sur les faits et évoque les suites de cette affaire.

France 2

Mercredi 4 juillet au matin, Gérard Collomb a condamné avec la plus grande fermeté les violences urbaines survenues après la mort d'un jeune homme lors d'un contrôle policier à Nantes (Loire-Atlantique). Le ministre de l'Intérieur s'associe aux appels au calme lancés par plusieurs élus et responsables locaux. Pour faire toute la lumière sur ces événements, plusieurs enquêtes sont lancées. "Oui, il y a deux enquêtes. La première est judiciaire ; il y a eu mort d'homme. C'est donc normal qu'il y ait investigation pour déterminer les circonstances du drame", d'autant plus que "sur place, les témoignages ne sont pas concordants", explique le journaliste Pacôme Le Mat, en duplex sur place.

La famille de la victime aura son mot à dire

"On en sait un peu plus sur cette victime âgée de 22 ans. Il était recherché pour plusieurs chefs d'inculpation, dont celui de vol en bande organisée. Et puis, il y aussi la police des polices, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui va enquêter pour savoir si oui ou non, la légitime défense a été totalement respectée. Les trois policiers vont être mis en garde à vue pour être entendus ; c'est la procédure. La famille de la victime pourra prendre connaissance du dossier et faire elle aussi respecter ses droits", conclut-il.

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Une voiture de police passe devant un bâtiment incendié, le 4 juillet 2018, dans le quartier de Breil, à Nantes, au lendemain d\'une nuit d\'émeutes consécutives à la mort d\'un jeune conducteur de 22 ans touché par un tir de la police.
Une voiture de police passe devant un bâtiment incendié, le 4 juillet 2018, dans le quartier de Breil, à Nantes, au lendemain d'une nuit d'émeutes consécutives à la mort d'un jeune conducteur de 22 ans touché par un tir de la police. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)