Création d'une police municipale à Paris : "Depuis 2014, notre ville a changé. Nouveaux besoins, nouvelle réponse"

Colombe Brossel, adjointe chargée de la sécurité, a justifié la décision de la maire de Paris de créer une police municipale en 2020.

Colombe Brossel, adjointe à la maire de Paris chargée de la sécurité, le 10 janvier 2019.
Colombe Brossel, adjointe à la maire de Paris chargée de la sécurité, le 10 janvier 2019. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

"Depuis 2014, notre ville a changé", a estimé vendredi 25 janvier sur franceinfo Colombe Brossel, adjointe à la maire de Paris chargée de la sécurité, de la prévention, des quartiers populaires et de l'intégration, après l'annonce par Anne Hidalgo de la création en 2020 d’une police municipale de 3 400 agents. La maire de Paris s'était prononcée dans le passé contre une police municipale, notamment lors de la dernière élection municipale en 2014.

"Par exemple, en 2014, personne n'imaginait que des trotinettes électriques pourraient circuler à 30 ou 40km/h sur les trottoirs. Nous devons aujourd'hui nous rendre compétents pour assurer la sécurité de l'ensemble des piétons", estime l'élu. "C'est aussi ça que va permettre la police municipale. Nouveaux besoins, nouvelle réponse."

"Il y a un certain nombre de sujets d'incivilités, de tranquilité publique qui ne sont traités par personne, ni par la police municipale, ni par les agents de la ville, qui sont déjà 3 200", constate l'adjointe. "Je pense par exemple aux nuisances sonores dans l'espace public, quand vous avez des gens qui restent très tard dans la nuit en bas de chez vous, en faisant beaucoup de bruit : nos agents n'interviennent pas sur ce type d'événement pénible et quand vous appelez la police municipale à 2h du matin, ils vous disent 'on viendra quand on pourra' et souvent ils ne viennent pas du tout."