Contrôle au faciès : le procureur demande que les lycéens qui poursuivent l'État pour discrimination soient déboutés

Les trois élèves de terminale d'Epinay-sur-Seine avaient été les seuls à être contrôlés par la police lors d'une sortie de classe, gare du Nord à Paris.

Gare du Nord (Paris).
Gare du Nord (Paris). (STÉPHANE MILHOMME / RADIO FRANCE)

Le procureur du tribunal de grande instance de Paris a demandé lundi 22 octobre que les trois lycéens d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) qui assignaient l'État et le ministère de l'Intérieur en justice pour discrimination raciale soient déboutés, rapporte une journaliste de France Inter. Ils estimaient avoir été victimes de discrimination raciale après avoir fait l'objet d'un contrôle d'identité à la gare du Nord en 2017.

"Injustement contrôlés"

Le procureur a expliqué s'en référer "à l'État de droit" et a défendu le contrôle fait par les forces de police dans le cadre de la loi, tout en disant comprendre que les jeunes aient pu se sentir "injustement contrôlés". Il a d'ailleurs rappelé que c'était le parquet qui avait demandé ces contrôles sur l'ensemble de la gare du Nord.

De retour d'un voyage de classe en Belgique, en mars 2017, les lycéens de cette classe de terminale estiment avoir était la cible d'un "contrôle au faciès" et espèrent faire condamner l'Etat pour discrimination. Le tribunal de Paris rendra son jugement le 17 décembre.