Après avoir arrêté un réseau de voleurs, les autorités créent un site internet pour rendre leurs bijoux aux victimes

Après avoir arrêté des voleurs, la police cherche maintenant à retrouver leurs victimes. Les autorités viennent de lancer un site internet où sont exposés les objets retrouvés par les agents. Au total, plus de 500 bijoux recherchent leur propriétaire. 

Illustration. Des bijoux lors d\'une exposition au Musée des arts décoratifs en octobre 2018.
Illustration. Des bijoux lors d'une exposition au Musée des arts décoratifs en octobre 2018. (JENS B?TTNER / DPA)

159 colliers, 131 pendentifs, 94 bracelets, 76 bagues, 45 paires de boucles d'oreilles, 17 montres et 9 broches, la plupart en or. Après avoir poursuivi les voleurs et leur avoir mis la main dessus, la police et la gendarmerie recherchent maintenant les propriétaires de ces centaines de bijoux. Pour cela, elles ont créé un site internet sur lequel tous les bijoux sont photographiés et triés par catégorie. On y trouve également un formulaire de contact dans lequel il faut renseigner son nom et la référence de sa plainte.

Une cinquantaine de vols

Le coup de filet, lui, remonte à septembre dernier. Après une enquête d'un an et demi, policiers et gendarmes ont démantelé un important réseau de voleurs spécialisés dans les bijoux. Ils se faisaient passer pour des plombiers et des policiers pour entrer chez des personnes âgées et leur subtiliser des objets de valeur.

Les enquêteurs estiment que ce réseau est responsable d'une cinquantaine de vols partout en France. "Les investigations menées laissent à penser que ces bijoux étaient ensuite remis à un individu chargé de les écouler à l'étranger", note le communiqué de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Dans ce texte, "les enquêteurs attirent l'attention quant au fait que ces bijoux ont été collectés avant le 18 septembre 2018, et donc que leur vol a probablement été perpétré sur l'ensemble du territoire français au cours des semaines précédentes".

Le site est actif pour une durée d'un mois, jusqu'à la fin janvier.