Plus de 80 policiers blessés dans les affrontements de Villiers-le-Bel

82 policiers ont été blessés, dont quatre gravement, rien qu'à Villiers-le-Bel, selon un dernier bilan policier. La préfecture ne veut pas donner de bilan précis par souci d'apaisement. Car la nuit a été agitée, à Villiers-Le-Bel mais aussi à Sarcelles et Garges-lès-Gonesse.

(Radio France © France Info)

Les affrontements ont duré de 19H30 à 01H00 du matin dans six villes du département du Val d'Oise : Villiers-Le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville.
_ Au lendemain de la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police à Villiers-Le-Bel, 63 véhicules au total ont été brûlés. Cinq bâtiments ont été incendiés dans ces villes : la bibliothèque Bellevue, deux écoles, la trésorerie et un supermarché à Villiers-le-bel.

"Un policier a été blessé à l'épaule par une balle d'assez gros calibre" mais "aucun organe vital n'a été touché", a déclaré un responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Selon le syndicats Synergie, les affrontements dans les trois villes du département ont fait 77 blessés chez les policiers, dont 5 graves. Une autre source policière parle de 82 blessés, dont quatre garves, rien qu'à Villiers-le-Bel.
_ La préfecture se refuse à donner un bilan précis, “par souci d'apaisement”. Elle parle de plusieurs blessés, dont trois sérieusement touchés.

Selon la police, six personnes ont été interpellées.
_ Les affrontements ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 mètres du lieu de la collision entre la voiture de police et la mini-moto.

Les premiers éléments de l'enquête, sur le drame de dimanche ont écarté hier la responsabilité des policiers. La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a déclaré à la presse que trois témoins entendus dimanche soir par l'IGPN avaient confirmé la version des policiers.

Afin de conjurer l'embrasement, les avocats des familles des deux adolescents décédés Mouhsin et Lakhami ont annoncé qu'ils allaient demander aujourd’hui l'ouverture d'une information judiciaire.