Oise : quatre jeunes hommes accusés d'avoir torturé et abandonné un étudiant

L'état de santé du jeune homme reste inconnu, quatre jours après les faits.

L\'étudiant de 25 ans a été découvert dans une zone boisée de Boran-sur-Oise, près de Chantilly.
L'étudiant de 25 ans a été découvert dans une zone boisée de Boran-sur-Oise, près de Chantilly. (GOOGLE MAPS)

Les faits évoqués sont d'une rare violence. Quatre jeunes hommes, dont deux mineurs, ont été écroués après avoir été mis en examen pour tentative d'assassinat et séquestration accompagnée d'actes de torture, indique une source judiciaire, samedi 29 avril. Ils sont accusés d'avoir laissé un étudiant "entre la vie et la mort" dans un bois à Boran-sur-Oise (Oise).

Mercredi matin, le jeune homme avait été retrouvé entièrement nu, en état d'hypothermie et très grièvement blessé. "Son état laissait penser qu'il avait fait l'objet non seulement de violences mais également d'actes de torture", précise la procureur de la République de Senlis, Amélie Cladière, dans un communiqué. La victime a été hospitalisée et son état de santé reste inconnu, quatre jours après les faits.

Un acharnement sur la victime

Alors qu'il rentrait de soirée, l'étudiant de 25 ans est monté dans la voiture occupée par les quatre jeunes hommes, qui ont proposé de le raccompagner à son domicile parisien. Ces derniers lui ont dérobé ses biens et ont essayé, en vain, d'obtenir le numéro de sa carte de crédit "en s'acharnant sur la victime", explique le parquet, qui indiquent que "trois des quatre mis en cause ont reconnu les faits".

Ils disent "notamment avoir mis des coups de pieds dans la tête de la victime, l'avoir traînée sur le sol et déshabillée, avoir tenté de lui crever les yeux avec une clé, lui avoir brûlé les sourcils et d'autres parties du corps avec un briquet", précise le parquet. Les suspects ont ensuite "tenté des violences de nature sexuelle" avant de quitter les lieux "en prenant soin de jeter ses papiers personnels et de revendre notamment son téléphone portable". Les quatre agresseurs présumés, eux, ont été placés en détention provisoire.