Nantes : un gymnase de l'Université incendié avant des examens, des inscriptions revendicatrices sur les murs

L'incendie semble d'origine criminelle, selon une source policière. L'Université annonce qu'elle va porter plainte.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Université de Nantes, Campus du Tertre. (GOOGLE MAPS)

Un gymnase de l’université de Nantes (Loire-Atlantique), près du campus du Tertre, qui devait accueillir des étudiants pour passer des examens de sociologie, a été incendié dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant 1 heure du matin, a appris franceinfo lundi 11 janvier de source policière. La piste criminelle est privilégiée.

Selon les informations de France Bleu Loire Océan, il y a eu deux départs de feu dans deux endroits distincts. Un trou de 10 mètres s'est formé dans le mur du gymnase. Un des départs de feu a eu lieu vers l’entrée du bâtiment, boulevard Guy Mollet et cela s’est étendu à une partie du gymnase. La façade a été en partie abîmée. Deux poubelles ont également été incendiées.

Des inscriptions revendicatrices

Quatre inscriptions revendicatrices  ont été retrouvées sur les murs : "Partiels en distanciel, ou pas de partiel du tout", "Examen sous Covid", "Foutage de gueule" et enfin "Les points dans les partiels pas dans les retraites".

Ce gymnase, qui est très grand, avait vocation à accueillir des étudiants pour qu’ils puissent passer leur examen dans des conditions sanitaires satisfaisantes. Avec le Covid-19, cette grande salle permettait de les espacer suffisamment et respecter ainsi les distanciations sociales. Les partiels de sociologie devaient se dérouler lundi matin, a indiqué l'université jointe par franceinfo. La salle avait été préparée la veille. Les copies étaient installées sur les bureaux, rapporte de son côté France Bleu Loire Océan.

Les partiels reportés et une plainte déposée

Les partiels de sociologie sont reportés. La plupart des cours et des examens se déroulent en distanciel, à quelques exception près. Carine Bernault, la présidente de cette université qui compte 38 000 étudiants "condamne" ces agissements et annonce "qu’un dépôt de plainte est en cours". "Nous sommes profondément choqués par cet acte criminel", déclare-t-elle dans un communiqué.

L'enquête a confiée à la sûreté départementale qui va notamment analyser les vidéos des caméras de vidéosurveillance. Les abords du gymnase sont accessibles à tous, pas uniquement aux étudiants.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.