Mort en colonie de vacances : le père de l'enfant veut aller "jusqu'au bout"

Nacir Ghedir, le père du petit Abdelrazak, a déclaré sur BFMTV qu'il ne lâcherait "pas l'affaire" pour connaître les causes de la mort de l'enfant.

Nacir Ghedir, le père du petit garçon mort en colonie de vacances dans l\'Ariège, le 12 juillet 2014.
Nacir Ghedir, le père du petit garçon mort en colonie de vacances dans l'Ariège, le 12 juillet 2014. (BFMTV)

"J'ai confié mon fils unique et je reviens avec un cercueil, c'est pas normal". Dans un entretien accordé à BFMTV, Nacir Ghedir, le père du petit garçon mort en colonie de vacances dans l'Ariège, a confié samedi 12 juillet qu'il ne lâcherait "pas l'affaire" et irait "jusqu'au bout" pour connaître les causes de la mort d'Abdelrazak.

Il raconte avoir envoyé son fils dans l'Ariège, car il "voulait aller en colonie. Ça fait un mois qu'il me demande d'aller à la colonie. Il était très content, il chantait, il dansait", se souvient-il, ajoutant avoir "fait confiance""Le petit, il est parti en colo en bonne santé", assure-t-il.

"Tout le monde se cachait"

L'homme ne digère pas la manière dont on lui a annoncé le drame. "Mercredi la directrice m'a appelé. Elle a dit 'votre fils a vomi la nuit et le matin il a eu la diarrhée, on a appelé le Samu, les pompiers'. Moi je me suis dit c'est rien, une diarrhée", explique-t-il. 

Mais, à 14h30, le médecin de l'hôpital de Foix, où était hospitalisé l'enfant, l'appelle. "Il me dit 'votre fils il a trop mal il faut venir vite'. 750 km, venir vite comme ça, j'ai rien compris", avoue le père. A leur arrivée aux urgences à 2h30, "tout le monde se cachait, ils savaient. Le petit, il était décédé à 14h-14h10".

L'autopsie réalisée jeudi a montré que l'enfant était "mort d'une infection digestive aiguë" mais n'a pas révélé "de vulnérabilité digestive particulière préexistante". Des analyses devront déterminer les raisons de l'infection. Les autorités avaient évoqué la piste de "l'ingestion d'une eau non potable" mais le ministère de la Santé a dit vendredi ne privilégier pour l'heure "aucune hypothèse".