Mort d'Ange Dibenesha : l'autopsie conclut à une "défaillance cardio-vasculaire" et suggère une origine "toxique"

La préfecture de police avait indiqué que cet homme de 31 ans avait ingéré une substance non-identifiée lors d'un contrôle d'alcoolémie. Pris de convulsions, il était mort après deux jours dans le coma.

L\'hôpital de la Pitié-Salpétrière, à Paris, ici le 18 septembre 2016.
L'hôpital de la Pitié-Salpétrière, à Paris, ici le 18 septembre 2016. (MAXPPP)

L'autopsie d'Ange Dibenesha indique que sa mort avait probablement une origine "toxique", a indiqué le parquet de Paris, lundi 1er avril. Ce homme de 31 ans était mort samedi, deux jours après avoir été hospitalisé à la suite d'un contrôle routier, durant lequel il avait ingéré une substance non-identifiée, selon la préfecture.

"Il ressort des conclusions du médecin légiste que 'l'ensemble des données autopsiques est en faveur d'un décès par défaillance cardio-vasculaire devant faire rechercher une origine toxique'", a détaillé le parquet. Des analyses, notamment toxicologiques, vont désormais être réalisées.

La préfecture de police a indiqué, dimanche, qu'elle avait réalisé un contrôle routier sur Ange Dibenesha, jeudi, vers 1h50 du matin, sur le périphérique parisien. "En situation d'annulation de son permis de conduire" et connu de la police pour stupéfiants, il a été dépisté positif au test d'alcoolémie.

Un massage cardiaque infructueux

La préfecture affirme qu'alors que les motards appelaient une voiture de police, Ange Dibenesha avait "ingéré une substance non identifiée". Selon des informations recueillies par franceinfo de source policière, il s'agissait de cocaïne. Il a alors été "pris de convulsions", dit la préfecture dans son communiqué. Après un massage cardiaque des pompiers, il avait été transporté à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, où il est mort samedi.

La mort d'Ange Dibenesha a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, de la part d'artistes comme Omar Sy et de personnalités politiques comme Benoît Hamon et Alexis Corbière. Ces messages exprimaient notamment des interrogations sur le fait qu'il avait fallu plus de 24 heures pour que sa famille soit prévenue, ce qu'a déploré sa mère. Mais aussi sur la possibilité que ce jeune homme noir ait été victime de violences policières.