Tuerie de Chevaline : la piste du beau-frère violent abandonnée

Le fils de la victime la plus âgée était décrit par cette dernière comme "schizophrène" et violent.

Des policiers britanniques cherchent des indices autour de la maison de la famille Al-Hilli, à Claygate, au Sud de Londres, le 13 septembre 2012. 
Des policiers britanniques cherchent des indices autour de la maison de la famille Al-Hilli, à Claygate, au Sud de Londres, le 13 septembre 2012.  (JUSTIN TALLIS / AFP)

TUERIE DE CHEVALINE - Une nouvelle piste qui tombe à l'eau pour les enquêteurs. Le fils de la victime la plus âgée du quadruple meurtre de Chevaline (Haute-Savoie), un temps soupçonné en raison de ses antécédents de violence, "était hospitalisé" quand la tuerie a eu lieu, a indiqué vendredi 14 septembre une source proche de l'enquête. Il ne peut donc être le meurtrier.

D'après des documents de justice à Stockohlm (Suède),  Suhaila Al-Allaf, 74 ans, tuée avec sa fille et son gendre, a été battue de longues années par son fils, aujourd'hui âgé de 46 ans. Selon ces documents, Haydar Thaher "a offensé, menacé et battu ses parents à plusieurs reprises pendant un temps très long". La police est intervenue huit fois entre 2001 et 2007 à leur domicile dans la banlieue sud de Stockholm.

"Troubles obsessionnels compulsifs"

HaydarThaher a toujours vécu chez ses parents en raison de problèmes psychologiques, le père évoquant tour à tour des "troubles obsessionnels compulsifs" et de la schizophrénie. Placé sous curatelle en 2003, il a été interné en psychiatrie en 2006 après une intervention de la police, et placé en détention en 2007 pour avoir battu ses parents, avant d'être libéré.

Il n'avait pas fait parler de lui depuis le quadruple homicide commis le 5 septembre sur un parking des Alpes, qui a coûté la vie à Suhaila Al-Allaf, sa fille Iqbal et son gendre Saad al-Hilli, ainsi qu'au cycliste français Sylvain Mollier, apparemment victime collatérale.