Surveillance renforcée en Essonne après une série de quatre meurtres

La police va notamment multiplier les contrôles routiers et les "'interventions" pour rassurer les habitants paniqués.

Des agents de la police scientifique et des médecins légistes pénètrent dans l\'immeuble où a été tuée une femme de 47 ans, le 5 avril 2012 à Grigny (Essonne).
Des agents de la police scientifique et des médecins légistes pénètrent dans l'immeuble où a été tuée une femme de 47 ans, le 5 avril 2012 à Grigny (Essonne). (PIERRE VERDY / AFP)

La police est sur les dents en Essonne. Une surveillance renforcée a été mise en place vendredi 6 avril dans le département et doit "monter en puissance" samedi. Objectif : rassurer une population inquiète après quatre meurtres commis avec une même arme en un peu plus de quatre mois, dans un périmètre de moins de dix kilomètres. FTVi vous détaille ce dispositif. 

Des effectifs de police gonflés

Une centaine d'enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont été réquisitionnés pour tenter d'élucider les quatre crimes commis entre le 27 novembre et le 5 avril. Dans le département, la présence policière "a été multipliée par cinq", a indiqué samedi le maire de Ris-Orangis, Thierry Mandon, à la chaîne de télévision BFM-TV.

Les policiers cherchent à retrouver la trace du meurtrier présumé de deux hommes et deux femmes "sans histoires" et sans lien apparent entre eux. Des similitudes sont apparues entre ces différents drames. Un numéro de téléphone gratuit (0800 33 60 98) et une adresse internet (n791@interieur.gouv.fr) ont été mis en place pour recueillir d'éventuels renseignements.

>> Ce que l'on sait de ces meurtres

Des contrôles accrus

"L'objet principal est de contrôler les comportements suspects", a expliqué le préfet de l'Essonne Michel Fuzeau. Des contrôles routiers et d'identité seront donc effectués afin de retrouver la trace de l'auteur présumé, "un individu de sexe masculin". Le préfet a aussi annoncé "des interventions pour répondre aux alertes données par la population"

Mais les policiers recherchent surtout une moto bleue et blanche Suzuki modèle GSXR 750, année 2001, "avec le R du modèle rouge". Le tueur aurait pris la fuite au volant de cet engin. Un appel à témoins a été lancé pour en retrouver la trace, vendredi soir. Selon le Parisien.fr, des contrôles de deux-roues correspondant à celui du tueur "vont se multiplier sur les axes (...) situés dans la région"

Panique des habitants

Outre faire progresser l'enquête, le dispositif doit aussi rassurer la population. L'hypothèse d'un tueur en série inquiète en effet les habitants de Grigny, théâtre d'un dernier meurtre jeudi. "On se demande: A qui le tour ? Il peut tirer sur qui maintenant ?", s'interroge Nouar Khemissa, mère de famille et voisine de la victime Nadjia Boudjemia-Lahcene, lors d'une cérémonie d'hommage organisée par la municipalité.

Dans l'immeuble où ont été tuées les deux premières victimes, leurs voisins racontent qu'ils ne vont plus au parking, ou qu'ils descendent leurs poubelles la peur au ventre. "Pour l’heure, rien ne permet d’affirmer que le ou les tueurs vont s’arrêter là, reconnaît un haut fonctionnaire. Nous n’avons toujours pas déterminé le mobile des trois derniers meurtres. Alors comment savoir si la série ne va pas se poursuivre ?"