Mort de Thomas dans la Drôme : un imprimeur insulté sur les réseaux sociaux pour avoir refusé de réaliser des affiches pour l'ultradroite

Après avoir consulté leur service juridique, les équipes de Bureau Vallée ont décidé de ne pas imprimer ces affiches de l'Action française, "compte tenu de leur contenu que nous avons estimé haineux et de notre responsabilité au regard de la loi".
Article rédigé par France Info - avec France Bleu Drôme Ardèche
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Bureau Vallée Valence (Drôme). (Capture d'écran Google Maps)

L’enseigne Bureau Vallée à Valence (Drôme) est l’objet de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux pour avoir refusé d’imprimer des affiches pour l’ultradroite, rapporte France Bleu Drôme Ardèche. L'entreprise a refusé d'imprimer des affiches signées de l'Action française, après la mort de Thomas à Crépol, le lycéen de 16 ans décédé dimanche 19 novembre, poignardé en marge d'un bal de village dans la Drôme.

L'entreprise Bureau Vallée, installée sur le plateau des Couleures à Valence, a publié jeudi un communiqué de presse devant le flot d'insultes qu'elle subit sur les réseaux sociaux. Le jour même, elle avait été épinglée par un internaute sur le réseau social X (ex-Twitter). Il reprochait à l'antenne Bureau Vallée d'avoir refusé d'imprimer des affiches "pour soutenir Thomas et sa famille de Crépol."

L'affiche en question est signée du groupe d'extrême droite l'Action Française. On y voit une main qui tient un couteau, sur fond rouge, et ces mots : "Attaque à Crépol, la racaille immigrée à nouveau coupable (...) L'Action française demande une justice réelle, la fermeture des frontières et l'arrêt définitif de l'immigration de masse."

Bureau Vallée n'exclut pas de saisir aussi la justice

Après avoir consulté leur service juridique, les équipes de Bureau Vallée ont décidé de ne pas imprimer ces affiches, "compte tenu de leur contenu que nous avons estimé haineux et de notre responsabilité au regard de la loi".

Contactée par France Bleu Drôme Ardèche, l'entreprise confie subir un déchaînement d'insultes sur les réseaux sociaux. L’entreprise de la Drôme a aussi reçu quelques appels. "Cela va trop loin", estime Bureau Vallée, qui n'exclut pas de saisir aussi la justice. Bureau Vallée conclut par un soutien à la famille de l’adolescent dans son communiqué : "Nos pensées vont à la famille du jeune Thomas à qui nous apportons tout notre soutien."

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