Massif du Mont-Blanc : un des deux alpinistes bloqués à 4 300 mètres d'altitude toujours porté disparu

Deux alpinistes étrangers se sont retrouvés bloqués sur les hauteurs du Mont-Blanc, dans les Alpes, dimanche après-midi. Un Coréen d'une trentaine d'année a été retrouvé lundi en fin de matinée.

Le pic du massif du Mont-Blanc à 4807 mètres d\'altitude, dans les Alpes, en juin 2016. 
Le pic du massif du Mont-Blanc à 4807 mètres d'altitude, dans les Alpes, en juin 2016.  (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Un des deux alpinistes étrangers bloqués depuis dimanche à 4 300 mètres d'altitude, dans le massif du Mont-Blanc (Haute-Savoie)  a pu être récupéré vivant, lundi 31 juillet, par les sauveteurs du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, rapporte France Bleu Pays de SavoieLes recherches ont dû à nouveau être interrompues en raison des mauvaises conditions météo, lundi en début d'après-midi.

Le Coréen, âgé d'une trentaine d'années, a été retrouvé en état d'hypothermie. Il a depuis été hospitalisé à Chamonix. Son compagnon de cordée est toujours porté disparu. Selon les gendarmes du PGHM, les deux hommes se sont probablement séparés au cours de la nuit.

La météo vient perturber l'opération de secours

L'alerte a été donnée dimanche, en fin de journée, alors que les deux alpinistes se trouvaient dans le secteur de l'éperon de la Brenva. Un orage violent les a bloqués dans leur ascension du Mont-Blanc. Les secours n'avaient plus de contact visuel ou radio depuis dimanche soir, et une première opération menée avec l'hélicoptère du PGHM avait échoué, en raison des fortes rafales de vents.

Profitant d'une accalmie, les sauveteurs du PGHM ont pu se rendre à nouveau sur zone en hélicoptère en fin de matinée, lundi. Deux rotations pendant lesquelles ils ont pu localiser l'un des deux alpinistes et le secourir, à plus de 4 000 mètres d'altitude.

Quant aux six hommes du PGHM partis lundi matin à pied à la rencontre des alpinistes bloqués, ils ont dû faire demi-tour à cause des conditions dangereuses. Il y a beaucoup de vent et un grand risque d'avalanche. Le PGHM attend désormais une fenêtre météo propice pour pouvoir déposer des sauveteurs en altitude, afin de retrouver le deuxième alpiniste porté disparu.