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Lot-et-Garonne : des perquisitions menées chez une magistrate pour ses liens avec un homme considéré comme proche du banditisme corse

La justice s'intéresse aux relations entre la juge d'instruction et le président du Gazélec Football Club Ajaccio, Johann Carta. L'homme proche du banditisme ajaccien est actuellement incarcéré.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le palais de justice d'Agen (Lot-et-Garonne), 6 juin 2020. (Stéphane Garcia/Radio France)

Le bureau et le domicile d'une juge de la cour d'appel d'Agen (Lot-et-Garonne) ont été perquisitionnés début décembre par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a appris franceinfo, mercredi 11 janvier, de source proche de l'enquête. Dans le même temps, des enquêteurs ont fouillé sa villa située à Pietrosella (Corse-du-Sud), au sud d'Ajaccio. Pour l'heure, la magistrate n'a pas été entendue par les enquêteurs.

Une juge protégée après des menaces de mort en Corse

Cette juge de 47 ans a travaillé pendant six ans en Corse, entre 2010 et 2016. Considérée comme une magistrate investie, elle avait du être protégée après des menaces de mort. Après son départ de l'île, son nom est apparu au détour d'un gros dossier sur la bande criminelle du "Petit Bar".

Une enquête a été ouverte, notamment pour trafic d'influence, association de malfaiteurs et travail dissimulé. La justice s'intéresse aux relations entre la juge d'instruction et le président du Gazélec Football Club Ajaccio, club de football de National 3, Johann Carta. Cet homme sulfureux, réputé proche du banditisme ajaccien, est lui-même incarcéré.

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