Landes : le parquet requiert la relaxe pour la société Herta poursuivie pour homicide involontaire sept ans après la mort d'un petit garçon

Un morceau de saucisse était resté coincé dans la gorge du garçon de deux ans, en août 2014. Il était mort en dépit de l’intervention des pompiers et des secours appelés sur place. Le tribunal rendra sa décision le 8 février prochain.

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Avec France Bleu Gascogne - franceinfo
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Le palais de justice de Dax (Landes), en avril 2017. Photo d'illustration. (VALÉRIE MOSNIER / RADIO FRANCE)

La procureure de la République de Dax (Landes) a requis la relaxe pour la société Herta, jugée lundi 25 janvier pour homicide involontaire après la mort en 2014 du petit Lilian, qui s'était étouffé avec un bout de saucisse Knacki, rapporte France Bleu Gascogne.

"C'est difficile pour moi, affirme-t-elle lors de l'audience, mais il ne faut pas confondre le juridique et l'émotion. Aucune loi n'oblige les professionnels de l'agroalimentaire de faire mention d'une dangerosité des produits pour les enfants." L'avocat du groupe Herta plaide aussi la relaxe.

Décision le 8 février prochain

Le procès de la société Herta, poursuivie pour homicide involontaire après la mort en 2014 du petit Lilian, étouffé avec un bout de saucisse Knacki, s'est ouvert lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Dax (Landes). Les parents, Florence et Vincent Lerbey attaquent Herta pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence" posée par le Code de la Consommation.

Leur fils de 2 ans et 11 mois est mort le 11 août 2014 dans un camping de Messanges, sur la côte landaise, où la famille bordelaise séjournait en mobil-home. Ce jour-là, au retour de plage avec un couple d'amis et leurs enfants, la maman prépare le repas pour les petits. Au menu, haricots verts et saucisses Knacki qu'elle coupe en rondelles. C'est en avalant ce produit que le petit garçon s'étouffe. Il est mort d'un arrêt cardiaque. Ni les pompiers le Samu n'ont réussi à le sauver.

L'avocat de la famille, Me Courtois a demandé au tribunal de condamner l'industriel car "il ne faisait pas mention explicite sur son paquet de la dangerosité des Knacki pour les enfants de moins de 4 ans". Le tribunal judiciaire de Dax rendra son délibéré le 8 février prochain.

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