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La Rochelle : 500 tests ADN dans un lycée après un viol

Plus de 400 lycéens et une vingtaine de personnels du lycée Fénelon de La Rochelle vont subir un prélèvement ADN la semaine prochaine. Un test massif pour enquêter sur le viol d'une lycéenne en septembre dernier. Son agresseur l'a attendue dans les toilettes et a éteint la lumière. Une trace d'ADN a pu être retrouvée sur les vêtements jeune fille, les enquêteurs cherchent maintenant à confondre l'agresseur.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Maxppp)

La procédure est rare. La justice s'invite dans un
établissement scolaire, à La Rochelle, plus précisément au lycée Fénelon. Elle est à la
recherche d'un violeur présumé. Le 30 septembre dernier, une lycéenne de 16 ans
a été agressée dans les toilettes durant un intercours. Son agresseur l'a
attendue et a éteint la lumière avant de s'en prendre à elle. La victime n'a pas pu
voir son visage mais a une trace de son ADN sur ses vêtements.

La semaine prochaine, 527
personnes du lycée dont 475 élèves vont subir un prélèvement ADN pour retrouver
l'agresseur présumé. Chantal Devaux, directrice de ce lycée de
1.300 élèves, a expliqué que "le personnel et les parents d'élèves "
avaient été "informés " de l'opération vendredi et qu'une "cellule
de soutien psychologique" était "en place depuis vendredi matin " et
qu'elle resterait "active le temps nécessaire ".

Tout refus serait "suspect"

Le procureur de la
République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle a par ailleurs ajouté que "tout
refus serait suspect
" et pourrait déboucher "sur une garde à vue,
voire une perquisition
" pour obtenir un prélèvement d'ADN.

Les résultats des analyses devraient être connus
dans un mois. Une fois l'enquête terminée, tous les prélèvements ADN qui ne
correspondent pas à celui de l'agresseur seront détruits. Ils n'iront pas dans
le fichier national des empreintes génétiques.

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