Pas-de-Calais : un surveillant de collège mis en examen et écroué pour viols de mineures

Il est soupçonné d'avoir agressé sexuellement neuf adolescentes de 12 à 15 ans. L'homme de 24 ans "ne conteste pas les faits", indique le procureur de Béthune.

Capture d\'écran de Google Maps pointant la ville de Béthune (Pas-de-Calais) dont le parquet a mis en examen et écroué, le 23 avril 2015, un surveillant de collège de 24 ans soupçonné d\'avoir violé et agressé sexuellement neuf adolescentes de 12 à 15 ans.
Capture d'écran de Google Maps pointant la ville de Béthune (Pas-de-Calais) dont le parquet a mis en examen et écroué, le 23 avril 2015, un surveillant de collège de 24 ans soupçonné d'avoir violé et agressé sexuellement neuf adolescentes de 12 à 15 ans. ( GOOGLE MAPS)

Le suspect de 24 ans risque vingt ans de réclusion criminelle. Un surveillant de collège du Pas-de-Calais a été mis en examen à Béthune et placé en détention provisoire, jeudi 22 avril, après son interpellation mardi dans le cadre d'une enquête pour viols et atteintes sexuelles sur neuf adolescentes de 12 à 15 ans.

"L'intéressé ne conteste pas les faits, il a été mis en examen et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention sur les réquisitions du parquet et la demande du juge d'instruction", a annoncé le procureur de Béthune, Philippe Peyroux.

Contractuel depuis l'automne 2013

Les principaux chefs d'accusation sont viols et atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité et corruption de mineurs via un réseau de communication électronique, a indiqué le magistrat.

Une enquête de police avait été ouverte après que la mère d'une adolescente scolarisée au collège de Leforest eut signalé fin janvier à l'établissement avoir découvert des échanges de messages à caractère sexuel entre le surveillant et sa fille dans le téléphone portable de celle-ci.

La principale du collège a alors fait un signalement au parquet et le surveillant a démissionné, avait indiqué mercredi le rectorat. Une enquête dite d'environnement a alors permis d'identifier huit autres victimes du surveillant, qui était contractuel de l'Education nationale depuis l'automne 2013, a indiqué le procureur.

"Il n'y a pas eu de menaces"

Les soupçons de viol concernent plus particulièrement deux des jeunes filles, les autres ayant reçu du jeune homme des caresses sur le chemin de leur domicile ou chez elles, a précisé le magistrat.

En outre, "il demandait aux jeunes filles sur les réseaux sociaux de se déshabiller. Il y avait celles qui acceptaient, celles qui refusaient, et celles qui se mettaient juste en sous-vêtements", a précisé le procureur. "Il n'y a pas eu de menaces", a spécifié le procureur, avant d'ajouter : "mais une fille de 12 ou 15 ans peut-elle s'opposer à un surveillant qui a autorité sur elle ?"