Mort de Patrick Henry : "Il a arrêté de se battre dans l'espoir de sortir" de prison, témoigne une amie proche

Martine Veys, qui a témoigné lundi sur franceinfo, a été aux côtés de Patrick Henry depuis sa libération pour raisons médicales en septembre, jusqu'à sa mort.

Patrick Henry, lors de sa liberté conditionnelle, le 22 août 2002, alors qu\'il doit comparaître à Caen (Calvados) pour le vol d\'objets de bricolage.
Patrick Henry, lors de sa liberté conditionnelle, le 22 août 2002, alors qu'il doit comparaître à Caen (Calvados) pour le vol d'objets de bricolage. (MYCHELE DANIAU / AFP)

"Malgré la douleur physique importante, il a eu des vrais moments de bonheur. Il a été très entouré", a confié, lundi 4 décembre sur franceinfo, Martine Veys, une amie proche de Patrick Henry mort dimanche. Ce dernier est décédé au CHU de Lille d'un cancer du poumon, à l'âge de 64 ans. Depuis sa suspension de peine le 16 septembre, Martine Veys a été aux côtés de celui qui a été condamné en 1977 à la perpétuité pour le meurtre d'un enfant. Elle a notamment aidé Patrick Henry a trouver un logement.

Depuis sa libération pour raisons médicales, "il n'a pas eu un regard hostile, une seule fois. Il était très changé physiquement par la maladie", a raconté Martine Veys, qui a noué des liens avec Patrick Henry lorsqu'elle était visiteuse de prison au début des années 90

Le rejet, puis les problèmes de santé

Patrick Henry a été "anéanti par le rejet" de sa demande de libération conditionnelle "par la cour d'appel en 2016", a confié Martine Veys. C'est à partir de ce rejet "qu'il a commencé à avoir des problèmes de santé. Il a arrêté de se battre dans l'espoir de sortir. Il n'est sorti que par la maladie", a raconté Martine Veys. Cette dernière a même parlé d'un homme "maudit", dont le "nom véhicule la haine" et qui "porte un costume trop grand".

Patrick Henry avait échappé à la peine de mort grâce à l'un de ses avocats, Robert Badinter. Devenu ministre de la Justice, ce dernier a ensuite été à l'origine de l'abolition de la peine capitale en 1981.

"Il était très changé physiquement par la maladie" : le témoignage de Martine Veys sur son ami Patrick Henry
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