Meurtre d'Océane : Nicolas Blondiau condamné en appel à la perpétuité réelle

C'est la troisième fois seulement qu'une personne est condamnée à cette peine, la plus lourde existante. 

La cour d\'assises d\'appel du Vaucluse a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible Nicolas Blondiau, vendredi 30 janvier 2015.
La cour d'assises d'appel du Vaucluse a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible Nicolas Blondiau, vendredi 30 janvier 2015. ( MAXPPP)

La cour d'assises d'appel du Vaucluse a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible Nicolas Blondiau, vendredi 30 janvier, pour le meurtre et le viol d'Océane commis en novembre 2011 dans le Gard. C'est la troisième fois seulement qu'une personne est condamnée à cette peine, la plus lourde existante, après Michel Fourniret et Pierre Bodein.

La cour d'assises du Gard avait prononcé en décembre 2013 la perpétuité réelle à l'encontre de Nicolas Blondiau qui avait enlevé Océane alors qu'elle allait chercher un jeu vidéo, le soir du 5 novembre 2011, chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier ancien de Bellegarde. Après l'avoir violée, étouffée et poignardée, il avait abandonné son corps au pied d'un olivier, à trois kilomètres du village.

Des remords mais pas d'explications

Dans ses réquisitions, l'avocat général Bernard Marchal avait requis la réclusion criminelle à perpétuité mais avait, en revanche, laissé à l'appréciation de la cour l'incompressibilité de la peine. "Avez-vous la certitude au regard de ce que Blondiau a dit, au regard de ce que les experts ont dit, qu'il ne récidivera pas ?" a demandé le magistrat. "Si vous n'êtes pas en mesure de répondre 'non', alors vous confirmerez la première condamnation", a-t-il conseillé aux jurés.

Vous voyez M. Blondiau, vous pourrez faire appel dix fois, cent fois, essuyer tous les bancs des cours d'assises, il y a dans la vie des choses définitives, il y a des actes irréparables.Bernard Marchal, avocat généralAFP

L'accusé est resté tout le temps des débats la tête baissée. Mutique et hagard au premier procès à Nîmes en raison de son lourd traitement médical, Blondiau s'est montré plus disert, sans détailler toutefois le déroulement du crime. "Si je pouvais donner ma vie pour faire revenir Océane, je l'aurais fait sans hésitation", a-t-il déclaré. "Il me fait véritablement peur, Nicolas Blondiau, parce qu'aujourd'hui, trois ans deux mois et vingt-cinq jours après, nous n'avons pas l'ombre d'une explication", a confié l'avocate des parents d'Océane, Me Béatrice Lobier-Tupin.