Anesthésiste de Besançon : une ancienne collègue est persuadée que le docteur Péchier a voulu l’empoisonner

En 2016, Catherine Nambot a été opérée d'une prothèse de l'épaule, et devait être anesthésiée par le docteur Péchier. Mais au dernier moment, elle a pris la place d'une autre patiente. Cette dernière est décédée des suites de l’anesthésie.

Le docteur Frédéric Péchier, le 29 mars 2017 à Paris.
Le docteur Frédéric Péchier, le 29 mars 2017 à Paris. (OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP)

Une semaine après la mise en examen d'un anesthésiste à Besançon pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements, une ancienne collègue du médecin, elle aussi anesthésiste, met en cause le docteur Péchier, rapporte vendredi 24 mai  France Bleu Besançon. Cette ancienne collègue, Catherine Nambot, est persuadée que l’anesthésiste a voulu l’empoisonner.

Les faits remontent à 2016, lorsque Catherine Nambot, consœur du docteur Péchier à la clinique Saint-Vincent de Besançon, doit se faire opérer d’une prothèse de l’épaule. Le jour de l’intervention, c’est Frédéric Péchier qui devait effectuer l’anesthésie. Mais à la dernière minute, c'est un ami de Catherine Nambot qui propose de lui faire l'anesthésie, ce qu'elle accepte. Et elle prend finalement la place d'une autre patiente et est opérée la première.

La seconde patiente fait un arrêt cardiaque

L’opération se déroule très bien pour Catherine Nambot. Mais ce n’est pas le cas de la patiente qui s'est fait opérée en deuxième position. On lui a administré la poche d’anesthésiques destinée normalement à Catherine Nambot. Cette autre patiente fait un arrêt cardiaque à la suite d'une surdose d’anesthésiques locaux et décède.

L’avocat de Catherine Nambot, Me Alain Dreyfus-Schmidt, en vient à la conclusion que c'est sa cliente qui était visée. "Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le dossier !", dit-il à France Bleu Besançon. Selon les informations recueillies par nos confrères, les deux collègues anesthésistes étaient en mauvais terme depuis quelques semaines.