Violences conjugales : la justice évolue-t-elle ?

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Violences conjugales : la justice évolue-t-elle ?
France 2
Article rédigé par
A.-C.Hinet, M.Lecointre, G.Marque, J.Cohen-Olivieri - France 2
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Valérie Bacot, condamnée pour le meutre de son mari violent, violeur et proxénète, est sortie vendredi 25 juin de son procès condamnée, mais libre. Une jurisprudence qui s'inscrit dans une longue chronologie, là où d'autres victimes placées dans le box des accusés ont connu des verdicts cléments.

Valérie Bacot, Jacqueline Sauvage, Alexandra Lange... des mères, des épouses, toutes victimes des coups et de l'emprise d'un mari qu'elles ont fini par tuer. Acquittées comme Alexandra Lange, reconnue en légitime défense, condamnées, ou graciées comme Jacqueline Sauvage. Ces affaires emblématiques ont marqué l'opinion. Mais la justice a-t-elle évolué ? Pour une association d'aide aux victimes, le verdict Bacot pourrait être un tournant.


Emprise et abolition du discernement

"La justice qui a posé son jugement a acté aussi le fait que on peut être auteur, mais qu'avant on peut être victime", explique Frédérique Martz, présidente de Women Safe & Children. En 2019, dans le cadre du Grenelle contre les violences faites aux femmes, c'est la loi qui évolue, faisant entrer la notion d'emprise dans le Code pénal. Une manière d'inscrire dans le droit ce mécanisme psychologique au cœur des violences conjugales. Dans le cas de Valérie Bacot, la justice a reconnu que son discernement était altéré. Son avocate veut aller plus loin. Elle souhaiterait que le traumatisme subi par ces femmes les rende non responsables de leurs gestes.

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