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"Je ne me suis pas laissé faire", raconte un fleuriste qui a fait arrêter son braqueur

Ce commerçant de Tourcoing a suivi, jeudi, son braqueur dans la rue et a permis son arrestation.

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France Télévisions
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Le braqueur est entré vers 13 heures dans la boutique d'Olivier Turblin à Tourcoing (Nord). (GOOGLE MAPS)

"Je ne veux pas qu'on m'enlève le pain de la bouche, je ne me suis pas laissé faire." Fleuriste à Tourcoing (Nord), Olivier Turblin a déjoué, jeudi 5 mars, une tentative de braquage. Vers 13 heures, un homme fait irruption dans sa boutique de la chaussée Denis-Papin. "Je n'ai pas eu le temps de dire bonjour. Il m'a dit : 'C'est pour un braquage, la caisse'", raconte le commerçant de 52 ans contacté par francetv info.

"Je lui ai répondu : 'Non'. Il m'a agrippé le bras et m'a menacé avec une arme dissimulée dans sa poche", poursuit Olivier. Il découvrira plus tard qu'il s'agissait d'un "couteau de combat bleu, avec une lame assez importante". Le commerçant l'accompagne jusqu'au tiroir-caisse, vide puisque les clients de la journée ont réglé avec leur carte bleue.

"Cela ne doit pas être un grand bandit"

Olivier s'était préparé depuis quelques jours à une telle éventualité. Plusieurs commerces du quartier ont été braqués récemment, peut-être par le même homme. "C'est quelqu'un qui a autour de la quarantaine, décrit Olivier. Cela ne doit pas être un grand bandit, il m'a dit que c'était pour nourrir ces enfants. Les autres commerçants ont eu le droit aux mêmes paroles."

Le face-à-face dure une minute, le temps de passer en revue les tiroirs du magasin. "Je le fixais du regard et je le tutoyais, pour lui montrer que je n'avais pas peur", confie cet ancien parachutiste. L'homme quitte finalement la boutique, à pieds, comme il était venu.

Olivier le suit puis se précipite au commissariat du coin. Accompagné par un fonctionnaire de police, il retrouve l'homme quelques rues plus loin. Ce dernier est interpellé. "Je ne suis pas un héros, je ne veux pas de médaille et je n'incite pas les autres à faire pareil, précise le fleuriste. Je veux tout simplement qu’il y ait une prise de conscience et qu'on arrête de s'en prendre aux petits commerçants comme nous." Il tient, au passage, à remercier le policier qui est intervenu : "Le gars a couru comme un dératé, alors qu'il est à deux mois de la retraite."

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