Pyrénées-Orientales : une pompier volontaire tuée dans un violent feu de forêt

Un violent incendie fait rage dans la région de Cerbère, une ville du sud du département, près de la frontière espagnole. 

Le feu qui s\'est déclaré dans le secteur de Cerbère avait déjà brûlé 150 hectares de garrigue à 6 heures vendredi 18 septembre 2015. 
Le feu qui s'est déclaré dans le secteur de Cerbère avait déjà brûlé 150 hectares de garrigue à 6 heures vendredi 18 septembre 2015.  (TRAMUNTANA / YOUTUBE)

Un violent incendie ravage toujours forêts et garrigues dans la région de Cerbère, une ville du sud des Pyrénées-Orientales, près de la frontière espagnole. Dans la nuit de jeudi à vendredi 18 septembre, les flammes ont tué une femme sapeur-pompier volontaire. Voici ce que l'on sait du drame.

Une pompier volontaire tuée dans la nuit

La femme sapeur-pompier volontaire a péri vers 2 heures du matin, alors qu'elle luttait contre l'incendie au sein de son groupe d'intervention, a indiqué le capitaine Guillaume Brunet, chef de la cellule de crise. L'incendie a brusquement changé de direction et les flammes se sont violemment rabattues sur les soldats du feu, ont précisé les secours sur place. La victime est une mère de famille d'une cinquantaine d'années.

Un incendie d'origine suspecte, attisé par le vent

L'incendie s'est déclaré jeudi dans la soirée. "De l'endroit où c'est parti à 21h30 (...), ça ne peut être que de façon intentionnelle ou criminelle", estime Jean-Claude Portella, le maire de Cerbère, contacté par France 2

Attisé par des vents violents et de fortes rafales, le feu avait déjà brûlé 100 hectares de maquis vers minuit, puis encore une cinquantaine d'hectares à 6 heures vendredi, selon le Codis, le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours. Vers 7 heures, le feu était toujours d'une extrême violence, avec de hautes flammes sur les falaises rocheuses. Aucune habitation n'est toutefois menacée.

Plus de 200 pompiers mobilisés et des renforts attendus

Quelque 190 pompiers ont lutté toute la nuit contre le sinistre, aidés de 35 engins. Ces effectifs devaient être portés dans la matinée de vendredi à 240 soldats du feu au total, a précisé Guillaume Brunet. Des moyens aériens devaient également être engagés, selon le Codis. Des renforts devaient venir des départements voisins de l'Aude et de l'Hérault. Quatre Canadair, deux Tracker et un avion de reconnaissance étaient attendus au lever du jour. Mais la violence du vent rend, vendredi matin, les opérations très délicates, en particulier en perspective d'interventions aériennes.