Incendie de l'usine Lubrizol : l'enlèvement des fûts sensibles est presque terminé

"La totalité des fûts aura été dégagée du site" d'ici la fin du mois de janvier, selon le préfet de Normandie. Un important incendie avait ravagé une partie du site le 26 septembre, provoquant d'importants dégagements de fumées.

L\'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), le 24 octobre 2019.
L'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), le 24 octobre 2019. (LOU BENOIST / AFP)

L'enlèvement des fûts dangereux qui demeurent sur le site Lubrizol est presque terminé, a indiqué le préfet de Normandie, lundi 27 janvier. "Nous pouvons dire aujourd'hui que, fin janvier, la totalité des fûts aura été dégagée du site", a déclaré Pierre-André Durand lors d'une conférence de presse, évoquant une étape "extrêmement importante".

Le préfet s'exprimait après un comité pour la transparence sur l'incendie, lors duquel les services de l'État ont précisé qu'il reste 135 fûts à traiter, dont 10 sensibles. Il y avait au départ 1 389 fûts, dont 166 potentiellement dangereux, à enlever du site où s'est déclaré un important incendie le 26 septembre 2019. "Des odeurs sont toujours persistantes à l'abord du site Lubrizol", a cependant regretté, durant le comité, la maire PS de la commune voisine de Petit Quevilly.

Des hydrocarbures détectés dans le lait maternel de jeunes mères

Autre sujet sensible abordé lundi au comité, la présence d'hydrocarbures aromatiques (toluène, xylène, éthylbenzène) dans le lait maternel de neuf jeunes mères de Rouen qui ont fait analyser leur lait. Selon l'avocate Saliha Blalouz, une petite vingtaine de femmes, enceintes ou mère de jeunes enfants, ont déposé plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui, auprès du parquet de Paris.

Le préfet a toutefois répondu que des pollutions du même type étaient constatées dans des analyses de lait maternel avant même l'incendie de Lubrizol. Elles sont aussi constatées dans d'autres zones urbaines ou industrielles à Lille, Dijon et Toulouse. Etant donné la faiblesse des valeurs mesurées, ces analyses "ne doivent pas remettre pas en cause l'allaitement maternel", a-t-il dit, affirmant également que les variations de la qualité du lait maternel "restent à ce jour non expliquées". "Ce qui a été positif dans leur démarche c'est qu'on a pu constater qu'on était dans cette imprégnation. En collaboration avec l'ARS, trois groupes de chercheurs se sont mis en place pour travailler ce thème-là", a-t-il annoncé.