Environnement : comment se régénère la nature après un incendie ?

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Environnement : comment se régénère la nature après un incendie ?
France 2
Article rédigé par
A.Richier, M.Bernouin, P.Feret, images drone : Christophe Napoli - France 2
France Télévisions

Les équipes de France Télévisions se sont rendues au Cap Lardier (Var), un site victime d'un incendie il y a quatre ans, où la nature reprend aujourd'hui progressivement ses droits. Comment parvient-elle à se régénérer ? 

Quatre ans après l'incendie qui a frappé le Cap Lardier (Var), la nature reprend ses droits sur les 500 hectares dévorés par les flammes. En effet, le 24 juillet 2017, des flammes immenses dévoraient les paysages paradisiaques du Cap Taillat et du Cap Lardier, laissant sur leur passage un maquis dévasté. Benoît Berger, garde du littoral dans le parc national de Port-Cros, est revenu pendant un an après les feux, chaque mois au même endroit, pour photographier le site.

Trois mois après l'incendie, le vert réapparaît. Dès le printemps suivant, des chardons remplacent les cendres. "Après une première phase où une seule espèce domine, on a une diversification qui se met en place, et donc ça revient assez vite", explique le garde. Aujourd'hui, de nombreuses plantes ont repoussé, comme la myrthe ou la barbe de Jupiter. Pour faciliter leur réapparition, le Conservatoire du littoral s'est principalement occupé des sols dans les tous premiers jours après l'incendie. Les branches brûlées ont été coupées pour former des fascines, des alignements de bois disposés dans les pentes, afin de retenir les sols en cas de pluie. Elles ont aujourd'hui disparue sous la végétation.

"Le sol, c'est notre richesse"

"Le sol, c'est notre richesse. Il va tenir plein de graines, il y a vraiment beaucoup de choses dedans qui vont pouvoir s'exprimer quand il va se mettre à pleuvoir", explique Pierre Lacosse, inspecteur de l'environnement et garde du parc national de Port-Cros. Pour les arbres plus grands, les stigmates du feu sont encore bien visibles : les pins parasols, totalement brûlés, finissent par tomber, mais les chênes-lièges repartent peu à peu.

Faut-il donner un coup de pouce à la nature, en replantant certaines espèces ? Pas forcément, pour Catherine Huraut, adjointe à l'environnement à la mairie de La Croix-Valmer (Var). "Avec le changement climatique, il va falloir réfléchir à quoi replanter, et rester dans la base méditerranéenne", nuance-t-elle. Les gardes craignent désormais qu'un nouvel incendie ne vienne freiner la renaissance de la nature.

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