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Un père frappe son bébé et diffuse sa photo sur Facebook : le couple interpellé

Le jeune couple habitant l'Aisne a été placé en garde à vue. Le père a reconnu les faits et expliqué qu'il frappait l'enfant le soir parce qu'il ne supportait pas ses cris.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un couple habitant Tergnier (Aisne) a été arrêté le 29 juillet 2014 pour avoir diffusé sur Facebook l'image de leur bébé après l'avoir frappé. ( GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

Un habitant de l'Aisne soupçonné d'avoir frappé son nourrisson et d'avoir diffusé une photo de ce dernier sur Facebook a été interpellé, lundi 28 juillet, avec sa compagne. La police a été alertée par téléphone par une personne proche du couple, qui a déclaré avoir vu sur la page Facebook d'un de ses contacts une image du bébé qui lui semblait "anormale", selon une source proche de l'enquête.

Les policiers, après des vérifications, ont constaté que l'enfant semblait "mal en point" et ont convoqué la mère qui s'est présentée au commissariat avec le bébé dont l'état semblait encore plus grave que sur la photo diffusée. Le père a été interpellé un peu plus tard dans la soirée. Devant les enquêteurs, il a reconnu les faits et expliqué qu'il frappait l'enfant le soir parce qu'il ne supportait pas ses cris. Les faits incriminés se seraient produits depuis la naissance de l'enfant, il y a un mois. 

Le nourrisson pourrait garder de graves séquelles

Lors de sa garde à vue, le père aurait expliqué avoir diffusé la photo sur Facebook pour s'amuser, selon la même source. La mère, témoin des faits, n'aurait pas osé contacter la police, de peur de perdre son conjoint. La source citée par l'AFP évoque une situation de "misère sociale" à propos de ces parents, tous deux sans emploi. Le père et la mère, âgés d'une vingtaine d'années, devraient être présentés mercredi devant un juge d'instruction.

D'abord hospitalisé à Laon, le nourrisson a fait l'objet de deux scanners qui ont révélé deux hémorragies intra-crâniennes. Il a ensuite été transporté à l'hôpital d'Amiens dans un état grave. Son pronostic vital n'est plus engagé, mais l'enfant pourrait garder de graves séquelles.

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