Ile-de-France : trois hommes qui s'étaient fait livrer pour 600 000 euros de téléphones portables mis en examen pour escroquerie en bande organisée

Les trois hommes interpellés le 22 octobre se faisaient passer pour des directeurs des achats pour commander des téléphones à des fournisseurs. Ils sont mise en examen  pour escroquerie en bande organisée.

Val-d\'Oise (Ile-de-France).
Val-d'Oise (Ile-de-France). (GOOGLE MAPS)

Trois hommes habitant en Ile-de-France sont mis en examen pour escroquerie en bande organisée, a appris franceinfo vendredi 26 octobre. Ils ont détourné le nom de deux sociétés pour se faire livrer des téléphones portables, pour une valeur totale estimée à environ 600 000 euros et ont été interpellés lundi 22 octobre.

Les escrocs créaient de fausses adresses électroniques et de faux documents avec l'en-tête de ces sociétés existantes et se faisaient passer pour des directeurs des achats pour commander des téléphones à des fournisseurs.

Deux livraisons en provenance d'Italie

En septembre, ils sont parvenus à se faire livrer à Goussainville, dans le Val-d'Oise, pour 289 000 euros de smartphones. Un mois après la livraison, l'entreprise italienne qui avait envoyé les téléphones, n'ayant toujours pas été payée, a décidé de prévenir la police italienne et de déposer plainte. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Cergy-Pontoise.

Lundi 22 octobre, une nouvelle livraison de 800 téléphones pour une valeur de 300 000 euros devant arriver à Goussainville. Un dispositif de surveillance a été mis en place par la brigade de recherche et d'intervention de Versailles. Les trois hommes, dont un employé de la plateforme de livraison, ont alors été interpellés au moment du chargement de la cargaison dans leur véhicule, et les 800 téléphones ont été renvoyés à la société italienne.

L'enquête se poursuit

Les trois hommes, âgés d'une trentaine d'années et originaires de l'Essonne, du Val-de-Marne et des Yvelines, sont mis en examen pour escroquerie en bande organisée. Deux sont en détention provisoire, le troisième sous contrôle judiciaire. L'un d'eux est déjà connu des services de police pour des faits d'escroquerie.

L'enquête de la police judiciaire de Cergy-Pontoise se poursuit, avec notamment l'exploitation du matériel informatique saisi lors des perquisitions aux domiciles des suspects.