Fusillade de Grasse : ouverture du procès du tireur présumé, Killian B.

Trois ans après la fusillade dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes), s'ouvre lundi 2 mars le procès du tireur présumé. L'adolescent, élève de première à l'époque des faits, avait ouvert le feu dans son lycée, blessant cinq personnes.

France 3

Killian B., le 16 mars 2017, a décidé de passer à l'acte. Avec un fusil à pompe, deux armes de poing et deux grenades, il pénètre dans le lycée Alexis de Tocqueville, à Grasse (Alpes-Maritimes), "pour régler ses comptes", avec les élèves qu'il n'aime pas. Pendant près d'une heure, il va semer la terreur, blessant cinq personnes par balle, dont le proviseur qui tentait de s'interposer. À l'arrivée de la police, il se rend. Le bilan aurait pu être bien plus lourd. Les enquêteurs vont découvrir un jeune homme isolé, passionné par la tuerie de Columbine et les jeux vidéos ultraviolents.

Il sera défendu par Éric Dupond-Moretti

Il a préparé son attaque pendant plusieurs semaines, a trouvé les armes et organisé son passage à l'acte. C'était à ce moment-là pour lui la seule solution pour venir à bout de ses problèmes. Killian avait 16 ans au moment des faits. Il va comparaître devant la cour d'assises des mineurs pour "tentative d'assassinats". Il est défendu par Éric Dupond-Moretti. Dans le box à ses côtés, un certain Lucas R., un jeune qui l'aurait aidé à trouver les armes et aurait été informé du projet criminel. Si l'excuse de minorité est retenue, Kilian risque au maximum vingt ans de réclusion. S'il est jugé comme un adulte, il risque la perpétuité. Le procès va se poursuivre jusqu'au 20 mars.

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Les policiers se positionnent près du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), le 16 mars 2017.
Les policiers se positionnent près du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), le 16 mars 2017. (VALERY HACHE / AFP)