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Dreux : une femme, un bébé et une adolescente retrouvés morts dans un pavillon

Le procureur de la République de Chartres a saisi la direction territoriale de la police judiciaire d'Orléans.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Des officiers de la police scientifique dans le pavillon de Dreux (Eure-et-Loir) où ont été retrouvés les corps, le 25 mai 2023. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Une femme de 36 ans et ses deux enfants, un bébé de 18 mois et une adolescente de 13 ans, ont été retrouvés morts dans la matinée du jeudi 25 mai dans un pavillon de Dreux (Eure-et-Loir), ont appris franceinfo et France 3 Centre-Val de Loire. Selon le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier, un ami de la femme a donné l'alerte, car elle avait prévu de le conduire chez un garagiste. Les corps présentaient des plaies et "les premières constatations conduisent à privilégier l'utilisation d'une arme blanche par l'auteur des faits".

Le procureur a saisi la direction territoriale de la police judiciaire d'Orléans. Il précise qu'il s'intéresse à l'ex-conjoint de cette femme, mais d'autres pistes sont également étudiées à ce stade. "L'hypothèse des homicides des deux enfants par leur mère puis le suicide de cette dernière n'est pas totalement écarté mais reste très subsidiaire" a ajouté le magistrat, soulignant que "l'intervention d'un tiers dans la commission des faits criminels" est "privilégiée".

L'ancien conjoint condamné pour des violences

L'ancien conjoint, actuellement recherché par les enquêteurs pour être entendu, avait été condamné en septembre 2021 pour des violences sur sa compagne et sa fille. Il avait écopé d'une peine d'un an de prison, dont quatre mois avec sursis probatoire, a précisé le procureur à l'AFP.

A l'issue de sa détention, ses obligations, qui comprenaient notamment l'interdiction d'entrer en contact avec sa conjointe et sa fille, "étaient respectées", selon le procureur. En début d'année, le juge des enfants avait demandé au juge de l'application des peines de lever l'interdiction de contact avec sa fille, afin de mettre en place des visites médiatisées (c'est-à-dire dans un espace de rencontre et en présence de travailleurs sociaux).

Des messages menaçants sur Facebook

Selon les informations de franceinfo, la mère de famille avait déposé plainte deux fois contre son ex-compagnon depuis le début du mois de mai. Une première fois le 9 mai pour le dépôt d'un traceur GPS sous son véhicule et une seconde fois le 24 mai, pour un vol de bijoux.

Quelques heures avant la découverte des corps, le père de famille a posté sur Facebook deux messages accusant sa femme de l'avoir trompé et d'avoir frappé sa fille, accompagnés de photos montrant des ecchymoses sur un avant-bras. "Je vais arrêter ma vie", écrit-il. Dans une vidéo, le quadragénaire, malentendant, s'exprime en langue des signes. "Elle m'a déjà trompé avec d'autres hommes, plusieurs fois et ça, ma fille le savait. (...) Ma femme lui a dit que si elle me disait tout, elle la frapperait", affirme-t-il, selon une transcription faite par l'AFP.

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