Cet article date de plus de sept ans.

Le procès du meurtre de la petite Fiona s'ouvre à Riom

La mère de l'enfant et son ex-compagnon sont jugés à partir de lundi devant les assises du Puy-de-Dôme.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Une marche blanche pour Fiona, le 6 octobre 2013 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Ils avaient fait croire à la France entière que l'enfant avait été enlevée, avant d'avouer sa mort. Le procès de la mère de la petite Fiona et de son ex-compagnon s'ouvre, lundi 14 novembre, à Riom, devant les assises du Puy-de-Dôme. Ces dix jours de procès devront tenter de déterminer leurs responsabilités respectives dans la mort de la fillette et d'en savoir plus sur le sort réservé à sa dépouille, restée introuvable malgré plusieurs campagnes de fouilles.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, âgés de 29 et 35 ans, sont accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion, de non-assistance à personne en danger et de recel ou dissimulation de cadavre. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Une histoire inventée de toutes pièces

Le 12 mai 2013, la mère de Fiona avait déclaré sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, alors qu'elle s'était assoupie, exténuée par sa grossesse. Un mensonge qui avait mobilisé, outre les enquêteurs, de nombreux habitants de la ville, émus par la détresse affichée de la jeune femme et partis à la recherche de l'enfant.

Mais, au bout de quelques jours, l'attitude calme et détachée de Cécile Bourgeon intrigue. Dans l'ordinateur du couple sont découvertes des images se rapportant à plusieurs disparitions d'enfant, dont celle de Typhaine, battue à mort par ses parents au même âge que Fiona, à Maubeuge (Nord). Quatre mois plus tard, lors d'un interrogatoire dans un commissariat de Perpignan, l'histoire de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf s'effondre. Le couple, connu pour toxicomanie, avoue le décès de l'enfant, la mère et son compagnon s'accusant mutuellement d'avoir porté les coups mortels. Le verdict est attendu le 25 novembre.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.