Disparition d’Antoine, 6 ans : mises en examen pour "homicide involontaire" confirmées pour la mère et l'ex beau-père

Les deux trentenaires, aujourd'hui séparés, avaient été mis en examen pour ces motifs, en 2017, après les révélations d’un codétenu. 

Alexandrine Brugerolle et Sébastien Ribière (photomontage).
Alexandrine Brugerolle et Sébastien Ribière (photomontage). (MAXPPP)

Les mises en examens dans le cadre de la disparition d'Antoine, un garçon de 6 ans, en 2008, à Issoire (Puy-de-Dôme), ont été confirmées mardi 24 avril par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Riom, rapporte France Bleu Pays d’Auvergne. Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, la mère d’Antoine, et Sébastien Ribière, son beau-père, sont poursuivis pour "homicide involontaire", "recel de cadavre", "dénonciation mensongère" et "modification d’une scène de crime".

Les deux trentenaires, aujourd'hui séparés, avaient été mis en examen pour ces motifs, en 2017, après les révélations d’un codétenu. Ce dernier affirmait que Sébastien Ribière lui avait confié que l'enfant avait ingurgité accidentellement une "boulette d'héroïne laissée sur une table basse" à leur domicile et serait mort d'une overdose. Les avocats du couple avaient contesté les mises en examen après ce témoignage, estimant que la justice ne se reposait que "sur les dires d'un homme souhaitant un aménagement de peine". Le couple avait toujours évoqué l'hypothèse d'un enlèvement.

"Absolument rien" ne prouve qu'Antoine est mort

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand avait qualifié le témoignage de ce codétenu de "sincèrement crédible", indique France Bleu Pays d'Auvergne. Ce que conteste Me Jean-François Canis, avocat de la défense : "Ce qui est terrible dans ces mises en examen, c’est qu’elles supposent qu’Antoine est mort alors que rien, absolument rien, ne le prouve".

La cour d’appel s’était donnée du temps pour rendre sa décision, puisque le couple était jugé en appel dans une autre affaire, la semaine dernière. Celle du meurtre d’une Marseillaise sur fond de drogue. Sébastien Ribière a été condamné à 20 ans de prison pour meurtre par la cour d’asssises du Var. Acquittée en première instance, la mère d'Antoine a été condamnée à deux ans de prison pour recel de cadavre. Elle a été laissée en liberté.