Procès de l'affaire Troadec : Hubert Caouissin, accusé des meurtres, réfute toute préméditation

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Procès de l'affaire Troadec : Hubert Caouissin, accusé des meurtres, réfute toute préméditation
FRANCE 2
Article rédigé par
M. Bougault, N. Perez, A. Guillerot, P. Goldmann - France 2
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Le procès du meurtre de la famille Troadec se poursuit à la cour d'assises de Loire-Atlantique. L'accusé, Hubert Caouissin, a maintenu qu'il n'avait pas prémédité son geste. Il a décrit la soirée des meurtres, mais aussi la façon dont il s'est débarrassé des corps. 

Depuis son interpellation, Hubert Caouissin n'a jamais changé de version. Il a avoué avoir tué quatre membres de la famille Troadec, mais selon lui, c'était accidentel. Face aux juges de la cour d'assises de Loire-Atlantique, lundi 28 juin, l'accusé, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a livré un récit glaçant de la nuit du drame. Il a expliqué comment il s'est introduit au domicile des Troadec, et comment il les a tués, mais il se défend toujours de toute préméditation ; une déclaration invraisemblable pour la partie civile. "Il n'est pas possible, pour une personne seule, de faire face à quatre personnes, dont deux jeunes adultes extrêmement vaillants, dans une maison, sans être venu armé", estime Me Cécile de Oliveira, avocate de la partie civile. 

Une décharge d'énergie 

Le 16 février 2017, à Orvault (Loire-Atlantique), Hubert Caouissin arrive, la nuit, devant le domicile des Troadec. Il veut, dit-il espionner, les conservations avec son stéthoscope, persuadé que sa belle-famille cache des lingots d'or. Il entre dans leur maison, mais il raconte ensuite être attaqué au pied-de-biche par Pascal Troadec. Il arrive, dit-il, à lui arracher l'arme, et repousse les assauts de la famille entière. Inlassablement, la présidente de la cour d'assises tente d'obtenir des réponses. "À la fin, quatre personnes sont mortes, et vous n'êtes même pas blessé. Comment est-ce possible ?", lui lance-t-elle. "Je ne m'attendais pas à un résultat pareil", répond Hubert Caouissin, qui évoque une décharge d'énergie. "On peut penser que ça s'est passé très vite, qu'il s'est senti acculé, qu'il avait peur, ce qui a décuplé sans doute sa force", avance Me Thierry Fillion, avocat de la défense. 

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