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Deux hommes arrêtés dans l'enquête sur les complicités de Merah

Deux hommes d'une trentaine d'années du quartier du Mirail à Toulouse ont été arrêtés mardi dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah. Ils sont interrogés dans les locaux de la DCRI à Paris. Ces arrestations sont intervenues à la veille de la réception des familles par le ministre de l'Intérieur.
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Radio France
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 (Reuters)

Mardi, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait estimé que "*la fameuse thèse du loup solitaire ne tenait pas pour Mohamed Merah * ". Mardi toujours, deux hommes ont été arrêtés à Toulouse. Âgés d'une trentaine d'années, ils ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier le jeune homme.

Selon nos informations et de source policière, les deux hommes, résidant dans le quartier du Mirail, appartiennent à la mouvance salafiste toulousaine. 

Ils sont âgés de 28 et 30 ans. L'un d'eux aurait séjourné en Égypte. Il serait lié au réseau salafiste d'Artigat du nom d'un petit village de l'Ariège où ont séjourné des djihadistes français. Il serait notamment un proche d'un leader de la mouvance salafiste toulousaine.

Une source policière évoque toutefois des personnages secondaires dont le vrai niveau de complicité sera très dur à établir. "Ces hommes se savaient sous surveillance" , rappelle cette source. De nombreuses zones d'ombre subsistent toujours. Ainsi, on ne sait toujours pas comment Mohamed Merah a pu se constituer un arsenal dans les mois qui ont précédé les tueries en mars 2012.

Le calendrier interpelle

Ce qui interpelle, c'est le timing de ces arrestations. Car on imagine que ces deux Toulousains arrêtés mardi étaient sur les écrans radars de la DCRI depuis bien longtemps. Dès lors, pourquoi avoir attendu autant de mois pour les interroger ? C'est peut-être une stratégie policière ou une stratégie politique alors que les familles s'impatientent, faute d'avancées significatives de l'enquête. Les familles seront d'ailleurs reçues par Manuel Valls ce mecredi.

Par ailleurs, ces deux interpellations interviennent au moment ou les familles de victimes redoutent une possible libération prochaine d'Abdelkader Merah, le frère de Mohamed, qui a passé 10 mois en détention provisoire. Si la DCRI ne parvient à établir qu'il a aidé Mohamed Merah, alors il semblera difficile de le maintenir beaucoup plus longtemps derrière les barreaux. 

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