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Les deux braqueurs présumés d'une bijouterie Cartier à Paris se sont rendus à la police

Ils ont libéré la personne qu'ils retenaient en otage dans un salon de coiffure du 15e arrondissement à Paris, où ils s'étaient retranchés après une fuite en scooter.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Devant la bijouterie Cartier proche des Champs-Elysées, à Paris, braquée par deux hommes, mardi 25 novembre 2014.  (ELIOT BLONDET / AFP)

Les deux auteurs présumés du braquage ayant visé mardi 25 novembre une bijouterie Cartier, près des Champs-Elysées, dans le 8e arrondissement de Paris, se sont rendus à la police peu après 20h30. Les deux malfaiteurs ont relâché leur otage, un homme et non une femme comme indiqué au départ. Cet homme est indemne. Il s'agissait du patron d'un salon de coiffure du 15e arrondissement à Paris, où les deux malfaiteurs s'étaient retranchés. L'un des deux a été blessé.

Que s'est-il passé ?

Les deux hommes ont fait irruption vers 18h30 dans la bijouterie chic, située rue François 1er, dans ce quartier très touristique et fréquenté du 8e arrondissement. "Ils ont pris tous les solitaires et des montres avec des diamants...", a raconté à l'AFP Bénédicte, 34 ans, qui se trouvait dans la boutique de luxe. Selon ce témoin, les deux hommes, armés d'au moins une kalachnikov mais se montrant très peu "professionnels", ont fait allonger les trois clients et la dizaine de membres du personnel présents. Ils ont demandé à la gérante du magasin de leur ouvrir les vitrines, mais ont été vite interrompus dans leur besogne par les sirènes de la police et sont sortis précipitamment avec la responsable. 

Selon un témoin cité par l'AFP qui se trouvait sur la terrasse en face, "on a entendu des cris, on a d'abord cru que c'était une altercation, et puis on a vu un homme habillé de manière assez chic, avec un trench coat et un béret, sortir une serviette à la main, et tenant une otage dans l'autre", raconte-t-il, ajoutant que dans la panique, "tout le monde a cherché à se cacher". Selon une source policière, les deux hommes ont en effet pris la gérante de la boutique Cartier comme bouclier humain pour pouvoir sortir de la bijouterie.

Comment les deux braqueurs ont pris la fuite ?

Quand ils ont vu à leur sortie de l'établissement de luxe "les effectifs de police en patrouille", ils n'ont pas hésité à "faire feu dans leur direction", a affirmé Christophe Crépin, délégué syndical Unsa-PoliceEurope 1 diffuse une vidéo de leur fuite, dans laquelle on peut entendre des coups de feu. 

Après cet échange de tirs, les deux hommes sont partis en trombe puis, dans leur fuite, ont fait une chute rue Dalou, dans le 15e arrondissement. Selon une source policière, afin d'éviter des victimes collatérales, les policiers n'ont pas tiré sur les deux hommes, mais l'un d'entre se serait légèrement blessé au bras en tombant du deux-roues. Un policier a en revanche été très légèrement blessé par un éclat de balle. 

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Les braqueurs ont alors décidé de s'enfuir à pied, et de se retrancher à deux pas, dans un salon de coiffure de ce quartier proche de la gare Montparnasse, où ils ont pris en otage le responsable de l'établissement. Les hommes étaient armés d'un fusil de type kalachnikov et d'un pistolet 9 mm, a précisé le procureur de la République de Paris.

Comment se sont-ils rendus ?

Après une négociation menée par des policiers de la Brigade de recherche et d'intervention, les malfaiteurs ont laissé partir leur otage, sain et sauf. Puis conformément aux consignes des policiers, ils sont sortis les mains en l'air du salon. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place, appuyé par un hélicoptère.

 

Des enquêteurs autour du scooter des braqueurs abandonnés dans le 15e arrondissement de Paris, à proximité d'un salon de coiffure, après le braquage de la bijouterie Cartier.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"Il y avait beaucoup d'argent et des bijoux qui avaient été bien choisis", dans le salon de coiffure, a indiqué le procureur de la République de Paris, sans donner plus de détails sur le butin des braqueurs. Les deux hommes, dont le coup de force aura duré au total un peu plus de deux heures, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression du banditisme, chargée de l'enquête.

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