Vidéo "Franchement, c'est que des regrets" : l’amertume d’un des suspects du braquage de Kim Kardashian, poursuivi pour vol en bande organisée

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"Franchement, c'est que des regrets" : l'amertume des braqueurs de Kim Kardashian après le partage du butin... et avant le procès
Affaires sensibles / France 2
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France Télévisions

En octobre 2016, le braquage de Kim Kardashian, dans l'hôtel particulier où elle résidait lors de son séjour à Paris, fait la une des journaux télévisés. Le montant du butin laisse rêveur : plus de 9 millions d'euros. Les suspects ? De vieilles connaissances de la police... dont l'un s'exprime dans cet extrait d'"Affaires sensibles". Le 15 novembre, le magazine présenté par Fabrice Drouelle fait son retour sur France 2 avec un fait divers au scénario improbable que l'on croirait dialogué par Michel Audiard.

Où sont passés les bijoux de Kim Kardashian, victime d'un braquage à Paris dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016 ? Dans sa chambre d'hôtel ont été raflés la bague de ses fiançailles avec son ex-mari Kanye West (4 millions d'euros à elle seule), des diamants Cartier, des bracelets en or, des montres de luxe… Même si un collier avec une croix en diamant a été égaré par les malfaiteurs et que les autres pièces sont difficiles à écouler, car très reconnaissables, le produit de leur vente est estimé entre 1 et 2 millions d'euros.

Deux mois après le braquage, les enquêteurs sont en planque. Dans leur viseur, des suspects dont la plupart ont l'âge d'être à la retraite. Le 5 décembre, ils repèrent quatre de leurs "vieilles connaissances" attablées à la terrasse d'un bar du 12e arrondissement de Paris. Autour d'Aomar Aït Khedache, dit "Omar le Vieux", soupçonné par les policiers d'être le cerveau du braquage, trois autres suspects. Il leur aurait promis qu'ils toucheraient leur part du butin avant les fêtes de fin d'année. Les jours suivants, la police remarque une certaine agitation et voit passer des paquets, notamment entre les mains de Yunice Abbas.

"Pour moi, c'était qu'un acompte [ces 70 000 euros], j'attendais la suite"

Ce suspect sexagénaire, par ailleurs condamné pour trafic de stupéfiants, a écrit un livre au titre explicite : J'ai séquestré Kim Kardashian (éditions de L'Archipel). Yunice Abbas n'a pas souhaité accorder d'interview aux journalistes d'"Affaires sensibles". Enregistré à son insu au téléphone, il affirme avoir touché la somme de 70 000 euros. Trop peu, selon lui, au regard des risques qu'il aurait pris. Pour lui, "ce n'était qu'un acompte", "les choses devaient se passer au minimum à 100 000 euros" et il se serait "fait baiser".

Après Noël, les enquêteurs sont convaincus que tout le monde a été payé. Alors le 9 janvier 2017, trois mois après le braquage, ils interpellent pas moins de dix-sept individus. A leurs domiciles, la police ne trouve pas trace des bijoux, mais elle met la main sur des armes et une somme d'environ 300 000  euros en petites coupures. Bien loin de ce qu'aurait pu rapporter la vente des colliers, montres et bracelets de Kim Kardashian…

"C'est vrai que c'est le coup de trop pour moi, ça c'est sûr"

Douze personnes sont mises en examen dans ce dossier. Aomar Aït Khedache, Didier Dubreucq et Yunice Abbas, suspectés d'être les trois hommes à vélo, sont accusés de vol en bande organisée avec arme et séquestration. Marceau Baum-Gertner, un personnage haut en couleur lui aussi connu de la police, est accusé de recel.

Yunice Abbas, qui a déjà fait deux ans de détention provisoire dans cette affaire, attend le procès avec impatience pour être enfin "débarrassé". "Ce truc-là", "le coup de trop" pour lui, ne lui laisse "que des regrets". Marceau Baum-Gertner, qui s'exprime ici pour la première fois, dit regretter lui aussi d'avoir fait la connaissance d'"Omar le Vieux"… Tous quatre encourent dix ans de prison. Présumés innocents, ils seront jugés devant la cour d'assises de Paris dans un procès qui devrait avoir lieu fin 2023. Nul ne sait si Kim Kardashian y assistera… 

Extrait de "Kim Kardashian et le gang des braqueurs", un document à voir le 15 novembre dans "Affaires sensibles", une coproduction France Télévisions, France TV presse, France Inter et l’INA, adaptée d’une émission de France Inter.

Avant sa diffusion sur France 2 à 23h10, l'enquête est disponible sur la plate-forme France.tv dès le mardi 15 novembre à 6 heures.

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