Attentats terroristes : ce que l'on sait des quatre hommes déférés en vue de leurs mises en examen

Ils sont suspectés d'être impliqués dans les attentats perpétrés à Paris en ayant apporté un soutien logistique à Amedy Coulibaly et aux frères Kouachi.

Quatre hommes, suspectés d\'être impliqués dans les attentats perpétrés à Paris, ont été déférés mardi 20 janvier matin au tribunal de Paris, en vue de leur possible mise en examen.
Quatre hommes, suspectés d'être impliqués dans les attentats perpétrés à Paris, ont été déférés mardi 20 janvier matin au tribunal de Paris, en vue de leur possible mise en examen. (MAXPPP)

Nouvelle avancée dans l'enquête. Quatre hommes, âgés de 22 à 28 ans et suspectés d'être liés aux attentats de Paris qui ont fait 17 morts, ont été déférés au tribunal, mardi 20 janvier, en vue de possibles mises en examen, a annoncé le procureur de la République de Paris.

"Ils seront, dans le courant de la journée, présentés devant les magistrats instructeurs antiterroristes qui seront désignés, en vue de leur mise en examen" dans le cadre d'une information judiciaire, a précisé le parquet de Paris. Ces hommes sont suspectés d'avoir apporté un soutien à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) le 8 janvier et quatre juifs le lendemain lors d'une prise d'otages dans un supermarché casher, où il a été abattu par la police.

Qui sont ces suspects ?

Ces hommes font partie des douze personnes arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi en région parisienne pour être interrogées sur le possible soutien logistique, notamment des armes et des véhicules, qu'elles sont susceptibles d'avoir apporté à Amedy Coulibaly.

Vendredi, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve avait évoqué des personnes "connues des services de police pour des faits de droit commun". Parmi les quatre hommes finalement déférés, deux sont des amis d'Amedy Coulibaly originaires du même quartier de Grigny (Essonne), indique i-Télé.

Sur quels éléments se basent les enquêteurs ?

Le profil d'un homme de 28 ans intéresse particulièrement les enquêteurs, à en croire BFM TV. Il s'agit d'un très vieil ami d'Amedy Coulibaly, dont l'empreinte a été retrouvée sur la voiture qu'a empruntée le terroriste pour se rendre à l'Hyper Cacher porte de Vincennes. Les clés de ce véhicule avaient été retrouvées sur le corps du tueur, de même que celles d'une moto Suzuki.

Par ailleurs, toujours selon BFM TV, l'ADN d'un autre proche du terroriste a été retrouvé sur des gants utilisés par Amedy Coulibaly durant la prise d'otages sanglante du magasin casher.

Que cherche à savoir la justice ?

L'enquête porte sur les complicités, directes ou indirectes, dont ont pu bénéficier Amedy Coulibaly et les frères Kouachi. Qui leur a fourni des armes, par exemple, et avec quel degré de connaissance de leur projet ?

Lors de la prise d'otages à la porte de Vincennes, Amedy Coulibaly était muni de deux pistolets Tokarev, de deux kalachnikov et de bâtons d'explosif. Mais les enquêteurs ont aussi découvert, dans sa possible "planque" à Gentilly (Val-de-Marne) un petit arsenal : quatre autres pistolets Tokarev, un revolver, des munitions, des téléphones, des bombes lacrymogènes, un gyrophare, un gilet tactique et des jumelles.

De nombreuses autres questions se posent. Qui a mis en ligne une vidéo posthume d'Amedy Coulibaly où lui sont attribuées ces attaques ? Qui a grièvement blessé un joggeur à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) au premier soir des tueries ?