Cet article date de plus de trois ans.

Arnaque sur "leboncoin" : ils tentent de s'en prendre à un acheteur qui se révèle être un policier

Un fonctionnaire de police toulousain a permis de faire arrêter deux hommes qui ont tenté de l'arnaquer sur leboncoin, avant de l'agresser. Ils sont jugés jeudi.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Photo d'illustration du site LeBonCoin.fr, le 7 janvier 2015. (MAXPPP)

Alors que les vols à main armée via le site de petites annonces leboncoin se multiplient, selon la police, deux hommes de 31 et 37 ans comparaissaient jeudi 6 juin devant le tribunal correctionnel d'Evry (Essonne). Le 15 mai dernier, ils ont tenté d'arnaquer un homme intéressé par une annonce pour un véhicule, mais ont eu la mauvaise surprise de tomber sur un policier en civil, qui a réussi à les faire fuir et permis leur identification.

Aspergé de gaz lacrymogène

Le policier toulousain, qui n'était pas en service, s'était rendu à Massy-Palaiseau, dans l'Essonne, pour acheter une voiture repérée sur leboncoin. Elle était mise en vente pour 11 000 euros, dont 3 000 euros exigés en liquide.

À son arrivée, son interlocuteur lui a demandé de se rendre aux Ulis, à une dizaine de kilomètres. Il a refusé et a donné rendez-vous à Bures-sur-Yvette, dans le même secteur. Sur place, un homme cagoulé l’a aspergé de gaz lacrymogène et a tenté de lui dérober sa sacoche.

Le policier a fait usage de son arme

Le policier a fini par sortir son arme de service – le port d'arme en dehors du service est autorisé depuis les attentats de Paris et Saint-Denis – et a précisé qu’il était fonctionnaire de police. Une bagarre s’est engagée et le policier a du tirer une fois à terre pour faire fuir son agresseur.

L’enquête de la sureté départementale de l’Essonne a permis par la suite d’identifier le cybercafé où l’annonce avait été passée. Les deux auteurs présumés ont été interpellés mardi 4 juillet au matin, aux Ulis et à Argenteuil (Val-d'Oise).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.