"On en a marre de cette haine anti-flic" : des policiers se rassemblent après l'agression à Champigny-sur-Marne

Des syndicats de policiers veulent que les auteurs de la double agression  soient "fermement condamnés".

Des membres du syndicat Alliance manifestent à l\'extérieur du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le 2 janvier 2018.
Des membres du syndicat Alliance manifestent à l'extérieur du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le 2 janvier 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)

Ils ont crié leur colère après la double agression de policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) la nuit du réveillon. Une centaine de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, devant le commissariat de la ville. D'autres rassemblements ont eu lieu en province à l'appel de syndicats.

Alors que la police intervenait dimanche soir pour rétablir l'ordre après l'intrusion de plusieurs centaines de personnes dans une soirée organisée à Champigny-sur-Seine pour le Nouvel An, deux policiers ont été isolés de leur équipe et passés à tabac. Le capitaine de police a le nez cassé et sa collègue, frappée au sol, souffre de contusions au visage.

"Ça empire de jour en jour"

"C'est pas normal que des policiers se fassent passer à tabac comme ça", se désole Alain, 55 ans, présent au rassemblement à Champigny-sur-Marne. "Ça fait 28 ans que je suis policier et ça empire de jour en jour". A ses côtés, Benoît, 35 ans, "en a marre de cette haine anti-flics et de l'impunité des délinquants qui savent que le lendemain (de leur arrestation), ils seront de nouveau dehors".

A Lille, devant le commissariat central, une cinquantaine de policiers se sont rassemblés à 15 heures. Le délégué Alliance du Nord-Pas-de-Calais Olivier Berton a souhaité que les auteurs de l'agression de Champigny soient fermement condamnés. Sinon, "quand ils retournent dans leur quartier, ils passent pour des cadors", a-t-il affirmé.

"Le retour des peines plancher"

A Saint-Etienne, une quarantaine de policiers se sont mobilisés, selon le responsable régional d'Alliance, tandis qu'à Grenoble, ils étaient 53, selon une source policière. Une vingtaine de policiers se sont également rassemblés à Toulouse, selon le syndicat SGP Unité FO, comme à Carcassonne.

A Bordeaux, quelque 25 policiers se sont rassemblés. "On veut que la justice suive, on réclame le retour des peines plancher et l'application du code pénal afin que les agressions de policiers soient sanctionnées comme il se doit", a déclaré Sylvain Charenat, du bureau départemental Gironde du syndicat Alliance.