Après l'agression de policiers à Champigny-sur-Marne, le syndicat Alliance veut "inverser la peur"

Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance, a demandé, mardi sur franceinfo, la mise en place de peines planchers à l’occasion de la manifestation en soutien aux trois policiers agressés à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Frédéric Lagache à Champigny-sur-Marne, le 2 janvier 2017.
Frédéric Lagache à Champigny-sur-Marne, le 2 janvier 2017. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

"Il faut que la peur soit du côté des voyous et non pas du côté des policiers", a déclaré Frédéric Lagache, mardi 2 janvier sur franceinfo. Le secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance souhaite "inverser la peur" alors que trois policiers ont été agressés à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, et à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, la nuit du Nouvel An et le lendemain. Le syndicaliste a réagi à l'occasion d'une manifestation en soutien aux policiers qui s'est tenue devant le commissariat de Champigny-sur-Marne.

"Cinq policiers par jour sont blessés suite à des agressions", a dénoncé Frédéric Lagache, qui explique que "c’est le quotidien de nos collègues qui travaillent dans les quartiers". Le syndicaliste a réclamé "la mise en place de peines planchers pour tout auteur de violences" contre des policiers. "Quand on s’attaque à un policier ou à un gendarme, qu’on aille en prison !", a poursuivi le secrétaire général adjoint d'Alliance qui "demande un minimum de peine pour ceux qui s’en prennent à l’autorité". Il déplore également que "la plupart du temps" les individus interpellés "sont remis dehors" par la justice.

Des rassemblements ont lieu un peu partout en France et notamment devant le commissariat de Champigny-sur-Marne où une soixantaine de personnes se sont rassemblées.