Prisons : les surveillants pénitentiaires de nouveau mobilisés jeudi

Les actions des surveillants pénitentiaires ont repris jeudi un peu partout en France, une semaine après l'agression de deux personnels par un détenu radicalisé à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne.

La prison de Rennes-Vezin, à Vezin-le-Coquet, en juillet 2018.
La prison de Rennes-Vezin, à Vezin-le-Coquet, en juillet 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)

Quinze établissements pénitentiaires sont concernés en France par la mobilisation des surveillants pénitentiaires jeudi matin, à 8 heures, plus d'une semaine après l'agression de deux personnels par un détenu radicalisé à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne, indique la direction de l’administration pénitentiaire à franceinfo. Mercredi à la même heure, 29 sites étaient concernés.

Blocage total à Condé-sur-Sarthe

La direction de l’administration pénitentiaire évoque une "baisse de la mobilisation", même si le blocage reste total à Condé-sur-Sarthe (Orne). La situation est plus tendue et une quarantaine d’agents sont devant l’établissement qui fonctionne au ralenti. Des mobilisations et des blocages ont également lieu à Aix et Salon-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône, Perpignan (Pyrénées-Orientales), Seysses (Haute-Garonne), Rouen (Seine-Maritime), Béziers (Hérault) et au pôle de rattachement des extractions judiciaires (PREJ) de Bordeaux (Gironde), avec la pose d’un cadenas sur une grille du parking, précise le service police-justice de franceinfo.

Selon le syndicat le FO, des mobilisations sont en cours jeudi matin, également devant les centres pénitentiaires de Borgo en Haute-Corse, de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées, de Mont-de-Marsan dans les Landes, de Montauban dans le Tarn-et-Garonne, et de Rennes-Vezin en Ille-et-Vilaine, ainsi que devant la maison d'arrêt Rodez. D'autres ont lieu devant les maisons d'arrêt d'Ajaccio en Corse-du-Sud, d'Albi dans le Tarn, de Saint-Martin-de-Ré en Charente-Maritime, ainsi que devant les centres de détention d'Eysses dans le Lot-et-Garonne, du Port à La Réunion, toujours selon le syndicat.

Dans l'Eure, les surveillants bloquent les entrées et les sorties de la prison de Val-de-Reuil, où trois personnels ont été agressés mercredi lors de deux événements distincts, selon France Bleu Normandie.