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"Il y avait du sang partout" : un des surveillants poignardés à Condé-sur-Sarthe raconte son agression

Cet agent, hors de danger, s'est confié à M6 dans une interview sonore.

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France Télévisions
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Un camion de pompiers arrive devant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

"On tenait plus debout, on était touchés de partout." Un des deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe attaqués par un détenu radicalisé a raconté, jeudi 7 mars, à M6, la violence et la rapidité de l'agression survenue deux jours plus tôt. "J'ai entendu crié 'Allah Akbar' et je me suis retrouvé à terre", témoigne-t-il, évoquant le sang qui "coulait". L'un des deux agents a été blessé au niveau du thorax, l'autre au visage.

La voix tremblante, le surveillant raconte avoir "récupéré" un couteau de l'assaillant, estimant que, sans cette intervention, "ça aurait continué""Quand il m'a vu avec le couteau, il a pris peur et il est re-rentré dans l'unité de vie familiale (UVF) avec sa famille, poursuit-il. Heureusement que mon collègue a réussi à se lever pour venir vers moi."

"J'en reviens toujours pas"

"On a refermé la porte. Cette porte... Ca a mis un temps interminable à la fermer, le temps de trouver la bonne clé. Il y avait du sang partout, sur les mains, on voyait plus les clés. Je tenais la porte et [mon collègue] essayait de fermer, mais ça a mis un de ces temps, se souvient-il. J'en reviens toujours pas de ce qui s'est passé."

Michaël Chiolo, détenu de 27 ans qui s'est radicalisé en prison, a agressé ces deux surveillants avec deux couteaux en céramique, avant de se retrancher, avec sa compagne, pendant près de dix heures, dans l'UVF de la prison. Après de vaines tentatives de négociation, le Raid a lancé un assaut vers 18h40, conduisant à l'interpellation du détenu et au décès de sa compagne.

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