Affaires des militaires rattachés à la DGSE : deux nouvelles personnes mises en examen pour "tentative d'homicide volontaire en bande organisée"

Parmi ces deux personnes, une est rattachée à la DGSE affirme le parquet de Paris. 

L\'entrée de la DGSE à Paris, le 4 juin 2015. 
L'entrée de la DGSE à Paris, le 4 juin 2015.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Deux nouvelles personnes ont été mises en examen pour "tentative d'homicide volontaire en bande organisée" lundi 3 août, dont une est rattachée à la DGSE indique le parquet de Paris mercredi 5 août. Elles sont soupçonnées d'être les complices de deux autres militaires rattachés à la DGSE qui ont été mis en examen et écroués à la fin du mois de juillet alors qu'ils "semblaient s'apprêter à mettre à exécution un projet criminel au préjudice d'une femme âgée de 54 ans", précise le parquet.

Le téléphone des suspects a permis de retrouver de possibles complices

Le 24 juillet vers 8h20, à Créteil, les policiers, alertés par un riverain, ont interpellé deux individus à bord d'un véhicule volé garé près d'un immeuble qui s'avèrera être celui de leur victime. Ils portaient des gants, des couteaux de dotation de l'armée, et un sac contenant une arme de poing de calibre 9 mm et un chargeur muni de 12 cartouches se trouvait dans la voiture, relate le parquet. Ils ont 25 et 28 ans, a appris franceinfo auprès d'une source proche, et le véhicule volé avait une fausse plaque d'immatriculation mal accrochée.

Les enquêteurs ont épluché les conversations téléphoniques de ces deux hommes et ont identifié un potentiel complice, travaillant "dans le domaine de la sécurité privée", précise le parquet. Il a été interpellé le 26 juillet.

Deux jours plus tard, une information judiciaire a été ouverte pour "tentative d'homicide volontaire en bande organisée", "recel en bande organisée de vol", "transport, acquisition, détention d'armes de catégorie B en réunion" et "association de malfaiteurs". Les trois hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

L'enquête se poursuit

Les 30 et 31 juillet, deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue, et ensuite mises en examen lundi dernier. Mais les investigations se poursuivent encore "afin d'identifier l'ensemble des protagonistes impliqués en tant qu'auteur ou complice et de déterminer quels ont été les ressorts de ce projet criminel", indique le parquet de Paris.

Au total, cinq personnes sont donc mises en examen dans cette affaire, et selon les premiers éléments de l'enquête, trois d'entre elles - les deux interpellées le 24 juillet et celle interpellée le 31 juillet - sont "des militaires affectés au centre parachutiste d'entrainement spécialisé" (CPES) de Saran, dépendant de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Si les deux individus interpellés dans le véhicule le 24 juillet sont affectés au CPES, ils n'ont cependant jamais été sur le terrain en tant qu'agent de la DGSE, précise une source proche à franceinfo.