Le secrétaire général de l'UMP s'est refusé à tout commentaire vendredi sur le rebondissement de l'affaire DSK

Il entend observer "la plus grande retenue" sur l'évolution du dossier. "Il ne fera donc aucun commentaire", a indiqué son entourage."Pas de commentaires" non plus sur la déclaration de l'un des candidats PS à la présidentielle, François Hollande, se disant ouvert à l'idée d'un report de la clôture du dépôt des candidatures à la primaire du parti.

Jean-François Copé (à gauche) au siège de l\'UMP le 25-6-2001 avec le premier ministre, François Fillon
Jean-François Copé (à gauche) au siège de l'UMP le 25-6-2001 avec le premier ministre, François Fillon (AFP - MIGUEL MEDINA)

Il entend observer "la plus grande retenue" sur l'évolution du dossier. "Il ne fera donc aucun commentaire", a indiqué son entourage.

"Pas de commentaires" non plus sur la déclaration de l'un des candidats PS à la présidentielle, François Hollande, se disant ouvert à l'idée d'un report de la clôture du dépôt des candidatures à la primaire du parti.

DSK "a le droit au respect de la présomption d'innocence", a dit vendredi le Premier ministre, François Fillon. Il faut "attendre sereinement que la justice américaine fasse son travail", a-t-il dit à Jakarta (Indonésie), où il se trouvait en déplacement..

"Je me suis bien gardé de faire des commentaires précipités au début de cette affaire et je vais me garder aujourd"hui de la même manière de tout commentaire précipité sur ce rebondissement qui n"est pour le moment qu"une rumeur ", a insisté le Premier ministre.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, pour sa part, souhaite tirer "une leçon" de ce dernier rebondissement de l"affaire DSK : "J'en tire deux leçons, la première c'est qu'on parle toujours trop et trop vite. Et que les mêmes qui hier criaient haro sur Dominique Strauss-Kahn vont crier haro sur la justice américaine ou sur le procureur".

"Je crois qu"il y a beaucoup de gens qui ont parlé à tort et à travers, trop et trop vite. Ce sont des vérités successives. La seule vérité qui compte c"est celle qu'établira la justice américaine", a-t-il affirmé.

A l'UMP, certains font leur mea culpa. Le député Bernard Debré a ainsi concédé avoir été "trop vite" dans sa condamnation de Dominique Strauss-Kahn. Lors de l'arrestation de ce dernier en mai, il avait estimé que ce dernier est "un homme peu recommandable". "C'est humilier la France que d'avoir un homme qui soit comme lui, qui se vautre dans le sexe", avait-il ajouté.

Borloo évoque un retour possible de DSK

"Si ça se déroule comme on le suppose, un retrait de l'accusation (...) qu'est-ce qui l'empêche de revenir s'il en a la force et l'envie ?", s'est interrogé Jean-Louis Borloo sur I-Télé et Radio Classique.

"Il est membre du PS, il a manifesté l'intérêt pour cette fonction", a-t-il ajouté."J'ignore absolument son état d'esprit mais je ne vois pas, s'il le souhaitait, ce qui l'en empêcherait en tous les cas."

Réaction au FN
A l'extrême droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, estime que "la candidature de Dominique Strauss-Kahn reste décrédibilisée". "Je dis et je réitère que M. Strauss-Kahn est à mon avis quelqu'un qui a un rapport problématique aux femmes", a-t-elle ajouté.

A lire aussi

>>